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« La meilleure guerre qu’on peut gagner est celle qu’on a su éviter à son peuple », a déclaré vendredi 14 juillet le général Kafougouna Koné, qui animait à la Maison de la presse un point de presse sur l’accord signé dix jours auparavant dans la capitale algérienne entre l’Etat du Mali et les acteurs de l’insurrection du 23 mai 2006 à Kidal et Ménaka dans le Septentrion malien.

Vendredi dernier, le MATCL a expliqué aux médias nationaux et internationaux la vision et la position du gouvernement sur l’accord dit « Accord pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement de la région de Kidal ». Il a été signé entre le gouvernement et l’Alliance pour le changement démocratique du 23 mai. Il s’agit de militaires insurgés qui avaient, le 23 mai 2006, attaqué deux camps militaires de Kidal et Ménaka et emporté des armes avant de se réfugier dans les montagnes.
Dans son exposé liminaire le MATCL, entouré de ses homologues de la Communication et des Nouvelles technologies et de la Promotion des investissements, des Petites et moyennes entreprises, porte-parole du gouvernement, a fait la genèse des évènements et les trois points qui avaient fait l’objet de négociations à savoir, la réinsertion des ex-combattants, la réinsertion des déserteurs, le chômage des jeunes.

Selon le général, le gouvernement a privilégié et opté pour la voie du dialogue politique que de faire la guerre pour mettre fin au problème. « La meilleure guerre qu’on peut gagner est celle qu’on a su éviter à son peuple », a affirmé Kafougouna en exposant les conséquences qu’aurait fait cette option en termes financier et humain.

Evoquant le traitement qui sera fait des auteurs et complices des malheureux évènements, le ministre a réaffirmé que la question sera examinée avec « discernement et au cas par cas ». Selon le conférencier, nos voisins algériens comme la Libye ne seraient pas de près ni de loin impliqués dans cette affaire faute de preuve après des enquêtes.

Mais tout comme beaucoup de segments de la société, le général Kafougouna Koné n’a pu convaincre les médias à qui on a imposé de quitter le tam-tam pour aller se faire frapper le ventre ailleurs.

Denis Koné

17 juillet 2006