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L’Ecole de Gendarmerie sise à Faladié a servi de cadre à la cérémonie d’inauguration de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (E.O.G.N) et de remise de matériels balistiques au Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN). Etaient présents la hiérarchie militaire, l’ambassadeur de France au Mali, des Attachés de défense des pays amis au Mali.

Prenant la parole le premier, le Lieutenant Colonel Mahamane Abidine Maiga, Commandant de l’Ecole de la Gendarmerie de Faladié, a félicité la coopération française pour la réalisation de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale. Selon lui, cette école sera un pôle d’excellence pour la formation permanente. Elle participera au rayonnement de la Gendarmerie du Mali de par le monde, a indiqué le Colonel.

Financée à hauteur de 25 millions par la coopération française, l’EOGN comprend 2 salles de cours et 3 bureaux destinés aux formateurs.

L’Ecole porte désormais le nom du feu Lieutenant Colonel Bougouzié Coulibaly, décédé le 1er juillet 1993.

Intervenant à son tour, le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, le Colonel Samballa Illo Diallo, s’est félicité de l’exemplarité de la coopération franco-malienne. Avant de rappeler que la Gendarmerie Nationale est l’une des plus vieilles institutions du pays, qui possède une organisation militaire qui lui confère son statut militaire et une nature civile par l’exercice de certaines de ses prestations. Cette ambivalence, aux dires du DG, est un atout dans l’organisation de la défense nationale.

Le Directeur Général fera remarquer que dans le but de renforcer la capacité opérationnelle de l’arme par la formation de ses officiers, les autorités maliennes se sont engagées avec les autorités françaises à travers la signature d’une convention.
« C’est donc la mise en œuvre de cette convention qui a permis la réalisation de ce nouveau bâtiment destiné à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale du Mali. Cette école est créée suivant l’arrête No 1069/MFAAC du 24 Mai 2002 », a-t-il ajouté.

S’agissant de la réception du matériel balistique, le Colonel Samballa Illo Diallo dira que ce grand geste permettra l’équipement du Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN).

D’un coût de 2.9 millions de FCFA, le matériel comprend des gilets par balles, des casques anti-balles.

Apres la rupture du ruban symbolique et la remise du matériel balistique, le public assisté a des démonstrations du Service Technique d’Investigation. Criminelle et du PIGN.

Pour le premier, il s’agissait de prélever sur les lieux du crime les empreintes du criminel afin de procéder à son arrestation.

Quant au second, le PIGN, a montré l’endurance et la combativité de ses hommes à travers quatre ateliers d’intervention. Une démonstration qui n’est pas passé inaperçue. Car le Général Seydou Traoré, Chef d’Etat major général des Armées, s’est dit très comblé des démonstrations du PIGN.

Le PIGN, commandé par le Lieutenant Sékou Doumbia, est opérationnel depuis le 15 septembre dernier. Cette unité, malgré ses maigres moyens, mène ses missions discrètement et efficacement. Ces patrouilles ont permis l’arrestation de beaucoup de bandits de grand chemin.

Espérons que le Chef d’Etat major s’investisse davantage pour que le PIGN soit à hauteur de souhait de ses missions comme à l’image des unités de certains pays africains.

Yoro SOW

19 mars 2007.