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Le Syndicat national de surveillance et de prestation de services (Synps) a sa convention collective qu’elle a présentée à la presse hier à la Bourse du travail. Cette convention qui met de l’ordre dans le secteur ouvre les conditions de vies meilleures aux employés de ce secteur.

Hamidou Doumbia, secrétaire général du Syndicat national des sociétés de gardiennage et de prestation de services était aux anges en présentant une copie de la nouvelle convention collective signée le 29 février 2008 entre le gouvernement, le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) à laquelle il est affilié. Selon lui, le secteur était un véritable capharnaüm où les promoteurs régnaient en maîtres absolus. « Notre emploi ne sera plus un sous-emploi et nos militants pourront dormir tranquillement », a-t-il indiqué.

La convention, dont l’application est entrée en vigueur le 13 mars 2008, date de son dépôt au greffe du tribunal du travail, a l’avantage de hiérarchiser les emplois par catégories et par échelons avec une nouvelle grille des salaires. Les employés sont classés par spécialités selon le niveau d’études des titulaires.

Ainsi, la grille salariale obéit à la classification des agents entre la 1ère et la 11ème catégorie et en échelon A, B et C. Les primes et indemnités, les congés payés ainsi que les différentes augmentations de salaires de la période 1999-2000 sont prises en compte. La convention, d’une manière générale, trace les droits et devoirs de l’employeur et de l’employé en matière de réglementation de travail.

La catégorisation des salaires fait qu’une nouvelle recrue d’une société de gardiennage classée à la 1ère catégorie, démarre avec un salaire de base un peu au-dessus du Smig, soit 29 000 F CFA. La 7e catégorie échelon « A » touche 44 063 F CFA et l’échelon « B » 48 116 F CFA. Le pallier supérieur qui équivaut au poste de directeur ou la 11e catégorie échelon « B » perçoit un traitement de base de 82 033 F CFA. Son adjoint de l’échelon « A » de la même catégorie est payé à 77 015 F CFA.

Les conventions collectives sont d’anciennes revendications de l’UNTM. Elles sont parties intégrantes du Pacte national de solidarité pour la croissance et le développement, signé le 14 août 2001 entre le Premier ministre Mandé Sidibé et Siaka Diakité, le SG de l’UNTM. Le Pacte avait dès lors inscrit dans son programme d’action la relecture de toutes les conventions collectives de travail obsolètes et la conclusion d’accords collectifs dans les secteurs non couverts.

La signature de conventions collectives figure dans le point 7 des revendications de l’UNTM de 2007. L’UNTM et le CNPM avaient fait de leur priorité la relecture de huit conventions collectives. Ils y ont ajouté deux autres projets de conventions collectives que sont celles du Synps et du Syndicat national des centres de santé communautaire.

Abdrahamane Dicko

16 avril 2008.