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Le plus petit incendie peut aujourd’hui occasionner la plus grande peur dans la Cité des Askia, snobée par la protection civile. Sans sapeur-pompier, la grande ville du Nord vit dans la psychose du moindre sinistre.

La région de Gao est aujourd’hui exposée à toutes sortes de dangers en raison de l’absence des services de la protection civile qui, outre les sapeurs-pompiers, procèdent aussi aux premiers secours à la suite d’un sinistre.

L’incendie qui a ravagé le Grand marché de Gao et ses alentours, il y a plus d’un mois témoigne de la gravité de l’absence de services de la protection civile. L’incendie n’a pu être maîtrisé que grâce à l’intervention énergique des forces de sécurité mobilisée pour la circonstance avec la logistique de l’aéroport de Gao.

Vendredi dernier, lors de la visite du ministre de Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, parti apporter le message de solidarité du gouvernement aux sinistrés, le maire de Gao, Ali Alassane Touré a saisi l’occasion pour remettre la question sur le tapis.

Il a rappelé que « n’eut été l’intervention des forces de sécurité, l’on aurait assisté impuissants à une tragédie indescriptible ».

Et à M. Touré de continuer : « Il est triste de rappeler que dans la nuit du samedi 31 mai au dimanche 1er juin 2008 aux environs de 21 h 30 le marché aux légumes et ses alentours immédiats ont été ravagés par un incendie. C’est aux environs de 3 h du matin que l’incendie a pu être maîtrisé et le pire évité par la sécurisation de la station et de la BDM-SA ».

« Il est fort regrettable que la région ne dispose pas encore d’une direction régionale de protection civile. Il urge donc de combler ce vide car la nature à horreur du vide ».

Gageons que l’appel n’est pas tombé dans des oreilles sourdes. Le ministre Diakité devra alors pousser son collègue de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, à diligenter l’ouverture d’une direction régionale de la protection civile dotée de tous les équipements nécessaires dans la Capitale des Askia qui devient un centre urbain dont l’apport est essentiel dans l’économie nationale.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial à Gao)

16 Juillet 2008