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La Région de Gao fait face aujourd’hui aux sanctions économiques et financières de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre notre pays. En effet, la 7ème circonscription administrative du Mali fait frontière avec le Niger, pays membre de la Cedeao. Tout comme avec l’Algérie qui ne fait pas partie de l’organisation sous-régionale.

C’est à travers ces deux corridors que les  opérateurs économiques de la Région de Gao ravitaillent les  populations en produits de première nécessité (riz, farine, sucre, huile) et en hydrocarbures dont une quantité importante est acheminée vers Bamako.

À cause de l’insécurité, les compagnies de transports passent par Niamey au Niger pour rallier Gao. La fermeture des frontières est donc un coup dur pour les populations de Gao.

«Tout allait bien sur l’axe Gao-Niamey. Mais avec la fermeture des frontières, il faut craindre le pire. Nous souhaitons qu’une solution soit vite trouvée», exprme le chef d’agence de la compagnie Rimbo internationale, Abou Sofiane.

Albakaye est commerçant au grand marché de Gao. Il vend uniquement des produits importés de l’Algérie. Selon lui,  ce pays voisin peut ravitailler les régions du nord en vivres et produits pétroliers en cette période difficile. «L’Algérie peut accorder de facilités pour transporter les denrées alimentaires afin de soulager les consommateurs», espère-t-il.

À l’établissement Gaakoye et frères, nous avons rencontré le gérant, Abdoul Kader Maiga. Il craint que les 50 camions chargés des produits de première nécessité au port de Lomé (Togo) en destination de Gao soient bloqués à cause de la fermeture des frontières. «Les stocks de céréales qui se trouvent dans nos magasins, peuvent tenir quelques mois», assure Abdoul Kader Maïga, ajoutant que la tonne du riz coûte 390.000 Fcfa dans son magasin.


À la direction régionale de la Douane de Gao, on apprend que les camions qui se trouvent dans la cour sont ceux de ravitaillement de la Minusma et de la Force Barkhane. Ils ont transité par le Niger.

Source: L’ESSOR