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«Nous sommes convaincus que la libération du nord ne se fera qu’avec l’armée». C’est en ces termes que le président du cadre de concertation, de réflexion et d’action Gandakoye, Mahamane Alhassane Maïga, a coupé court à la rumeur d’une éventuelle offensive solitaire des mouvements d’autodéfense dans le nord du Mali.

jpg_une-958.jpgDepuis le déclenchement de la crise, les mouvements d’autodéfense qui s’agonisaient, ont ressuscité. Communément appelé mouvement Gandakoye, ce cadre de concertation, de réflexion et d’action, à l’image de Ganda Iso et du Front de Libération du Nord (FLN), recrute de jeunes volontaires en vue de servir de supplétifs à l’armée nationale dans la perspective d’une campagne militaire qui s’annonce de plus en plus inévitable.

Ses responsables étaient face à la presse ce 14 août pour exposer leurs ambitions et solliciter des soutiens qu’ils jugent indispensables. «Ce sont des jeunes de tous horizons qui ont décidé de se sacrifier pour la nation», tempère Mahamane Alhassane Maïga. Pour Mahamadou Yacouba Maïga, un doyen de ce cadre de concertation, l’action de Gandakoye a permis au Mali de voir le bout du tunnel dans les années 1990. Ces milices armées que ses responsables qualifient de «mouvements de résistance» sont d’une absolue nécessité pour la résolution de la crise que nous vivons, a-t-il expliqué. Pour le président de Gandakoye, l’ambition est de sauver le Mali d’une «association de malfaiteurs» qui «veut rompre l’unité et la cohésion nationale».

«Gandakoye est un mouvement républicain. Il n’ira jamais sur le terrain sans l’armée», a laissé entendre Mahamane Alhassane Maïga. La conférence de presse qui s’est tenue au Centre International des Conférences de Bamako (CICB) avait pour objectif d’attirer l’attention du gouvernement et ses partenaires notamment les agences humanitaires sur la nécessité d’un soutien à la cause de jeunes motivés par le seul patriotisme. «On a dépassé le terme de milice, c’est un mouvement de résistance», a dit Abdoulaye Yoro Dicko, deuxième vice-président de l’association Taputal Pulaku, également membre de Gandakoye.

Seydou Coulibaly

Le 14 Août 2012

© AFRIBONE