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Le mouvement Cadre de concertation, de réflexion et d’action Gandakoy a tenu, le mardi 14 août au CICB, une conférence de presse qui avait pour thème » la libération sans condition des zones occupées du nord « . Les responsables ont profité de cette occasion pour lancer un cri de cœur à l’endroit des jeunes combattants volontaires qui ont décidé de rallier l’armée malienne pour la libération des zones sous occupation. Ces jeunes, qui sont arrivés à Sevaré depuis des mois, s’impatientent pour aller au front. Laissés pour compte, ces jeunes plus que tout autre déplacé, méritent aide et assistance.

Le nord du Mali est occupé depuis des mois par des bandits armés qui font subir aux populations d’énormes exactions. Plus les jours passent, plus la souffrance des populations devient de plus en plus persistante. Outre les pillages, les vols, le viol des femmes, les assassinats, les jihadistes viennent de passer à l’étape supérieure. Il s’agit de l’amputation de la main d’un prétendu voleur d’animaux à Ansongo conformément à la charia qu’ils affirment appliquer. Pour parvenir à bout de cette rébellion, les combattants du Gandakoy, de Ganda Iso et du front pour la libération du nord se sont constitués en un seul mouvement pour faire cause commune. » Nous sommes convaincu que la reconquête ne se fera qu’avec l’armée malienne appuyée par ses alliés, d’où qu’ils viennent. Nous nous inscrivons dans cette dynamique de reconquête militaire du Nord-Mali, unique alternative pour bouter ces terroristes narcotrafiquants de nos terres qu’ils ont souillés et nos sépultures et mausolées qu’ils ont désacralisées et vandalisées » a déclaré M. Maïga.

En attendant le début des offensives, ces jeunes qui ont élu domicile à Sévaré en acceptant de tout abandonner par patriotisme, ont besoin d’aide et d’assistance. Pour cela, le président du mouvement Gandakoy interpelle la communauté nationale notamment le Coren, le collectif Cri de cœur, le Haut conseil islamique, l’ANPE, le FAFPA et d’autres organismes humanitaires, à soutenir ces jeunes maliens de divers horizons, qui ont choisi de donner leur vie pour la libération du nord. « Ils sont également les déplacés du nord ou même les refugiés de leur propre pays, mais mieux que les déplacés et les refugiés à l’extérieur car ils sont résolument engagés les mains nues pour mourir pour leur patrie « . Pour M. Maïga, l’Etat du Mali leur doit aide, secours et assistance en toute circonstance.

Le mouvement Gandakoy a déjà fait ses preuves pendant la rébellion de 1990 en livrant la bataille aux côtés de l’armée malienne pour la libération du nord. Gandakoy, affirme son président Mahamane Alassane Maïga, travaillera toujours avec l’armée malienne comme il l’a fait dans le passé en 1994. Cette rébellion est terminée par la signature de la flamme de la paix en 1996. Cette flamme de la paix a accordé certaines faveurs aux ressortissants du nord notamment l’intégration des combattants dans des postes administratifs et militaires.

Ce volet reconnait M. Maïga a été mal géré. » Chaque année, il y avait un quota de recrutement, mais jamais il n’en a été question pour Gandakoy qui s’est battu avec l’armée « . Les responsables du mouvement républicain Gandakoye ont par ailleurs dénoncé la discrimination dont font l’objet les personnes de peau noire dépouillés de leurs biens par les bandits armés. Alors que celles de peau blanche circulent librement sans être inquiétées.

Ramata S TEMBELY

L’Indépendant du 15 Août 2012