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Du 24 au 28 juillet, notre pays a abrité une formation du Collège sahélien de sécurité sur la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans l’espace G5-Sahel. L’objectif de cette formation était de réunir 25 participants issus des 5 antennes nationales afin de leur délivrer un discours commun, leur proposer une approche de leur mission et leur fournir des pistes de réflexion communes pour mener à bien leur mission générale de prévention de la radicalisation.

Les pays G5-Sahel et leurs partenaires se mobilisent pour la lutte contre l’extrémisme violent. Cette session de formation qui a réuni une vingtaine de participants a été l’occasion de présenter les concepts et la terminologie rattachés au processus de radicalisation et un tour d’horizon des stratégies et des actions de préventions.
Selon Thierry Viry, expert CSS G5-Sahel, la session a permis aux participants d’analyser les causes profondes et les facteurs susceptibles de déclencher et aggraver la radicalisation et de l’extrémisme violent dans l’espace G5-Sahel.

« Le second a consisté à effectuer un tour d’horizon des stratégies et des actions de prévention mises en œuvre particulièrement en direction des femmes et des jeunes. Bref, c’est une approche visant à mettre en œuvre les initiatives locales pour atténuer ou stopper la montée de l’extrémisme violent ou le radicalisme religieux. Pour cela, il faudra un accent sur les ingénieries locales susceptibles d’apporter des solutions durables au phénomène », a dit Thierry Viry.

Mahamadou Konaté, co-directeur de la formation, est revenu sur les enseignements de la session. Selon lui, elle traduit la volonté des pays membres du G5-Sahel pour l’atteinte des deux objectifs, notamment garantir des conditions de développement et de sécurité dans l’espace et allier le développement et la sécurité soutenus par la démocratie et la bonne gouvernance dans un cadre de coopération régionale et internationale mutuellement bénéfique.

« Une idée forte a guidé les débats vers le partage des points de vue et la volonté d’améliorer la stratégie de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent notamment à l’encontre des personnes les vulnérables, les jeunes et les femmes. Face aux défis de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans l’espace G5-Sahel, l’urgence s’impose d’adopter une démarche participative pour cerner les thématiques larges, des phénomènes de société, des sujets communs à diverses catégories surtout en rapport avec la sécurité et instaurer un dialogue et des liens durables… »

Soutenue par l’Union européenne, cette initiative s’inscrit dans les engagements de l’UE pour la stabilité au Sahel. « L’UE se réjouit de la coopération et du travail des experts au cours de la formation. Les concepts et terminologies de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans l’espace G5-Sahel cadre parfaitement avec les politiques de l’UE. Les travaux démontrent la détermination des pays concernés face aux défis », a témoigné l’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne en République du Mali, Alain Holleville.

Bréhima Sogoba

Du 31 Juillet 2017