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Dans le cadre de la définition des éléments du programme d’aménagement du nouveau terminal passagers de l’Aéroport international de Bamako-Senou, des représentants de plusieurs services concernés et des experts du Millenium challenge corporation et du millenium challenge Account (Mali) sont réunis à Bamako à la faveur d’un atelier de 3 jours qui a ouvert ses travaux hier.

L’objectif des travaux est de suggérer des orientations et directives afin d’avoir un édifice alliant modernisme et culture malienne. L’aéroport de Bamako-Senou semble bien parti pour mieux répondre aux exigences du trafic aérien et à la satisfaction des passagers.

Quelques mois seulement après les travaux de réfection de la piste d’atterrissage, c’est le tour du Programme d’aménagement du nouveau terminal passagers, qui occupe une place importante dans la rénovation du principal aéroport du pays par le Millenium challenge account (MCA) Mali.

L’architecture de la future aérogare préoccupe beaucoup les uns et les autres en ce sens qu’elle doit donner une « bonne image » du pays en tant que lieu de transit des voyageurs nationaux et étrangers.

C’est pourquoi, les participants au présent atelier, qui est le début de la réflexion sur la nouvelle architecture de l’aérogare, s’attelleront à faire des propositions concrètes au futur consultant chargé de concevoir et de superviser les travaux.

Avec une capacité annuelle de réception de 1,5 millions de passagers pour une superficie de 14 000 m 2, le nouvel édifice reflètera à la fois la riche culture malienne et le modernisme caractérisant les aéroports de grand standing. C’est ainsi que l’atelier développera des thèmes comme les procédures de traitement des passagers et des bagages ; l’environnement de la nouvelle aérogare et les installations connexes.

Désenclavement intérieur et extérieur

Le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diané Séméga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que la « nouvelle version de l’aéroport de Bamako-Senou » cadre bien avec les objectifs du Programme de développement économique et social du président de la République dans la mesure où il permettra le désenclavement intérieur et extérieur du Mali.

Croyant que « le MCA représente un espoir pour le Mali et l’ensemble des Maliens », Le ministre Séméga a exhorté les participants de « vous investir à fond, d’apporter votre expérience et votre expertise afin qu’au sortir de cet atelier un document de synthèse conséquent soit remis au consultant pour la confection de la nouvelle aérogare ».

Le directeur général par intérim du MCA-Mali, Mahamane Touré s’est surtout appesanti sur l’importance économique de la future aérogare. Celle-ci, à ses dires, « facilitera l’exportation des produits et denrées agricoles périssables comme la mangue du Mali qui est très prisée à l’extérieur, le haricot vert, les tomates, la pomme de terre, en somme faire profiter le paysan malien de sa production ».

Et à l’ambassadeur des USA au Mali, S.E. Terence P. McCulley d’indiquer que le volet sécuritaire ne doit pas être minoré dans la conception de la « nouvelle fenêtre » du Mali. Car, « quelle que soit la beauté d’un aéroport, c’est vraiment le trajet à travers la sécurité de l’aéroport, dans le terminal d’arrêt ou au tapis roulant des bagages qui laisse l’impression la plus durable ».

Un défi supplémentaire donc pour les participants à l’atelier.
Il convient de signaler que le coût de la nouvelle aérogare fait partie intégrante des 182 millions de dollars que le MCA-Mali investira à la construction de l’Aéroport international de Bamako-Senou.


Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

17 Juin 2008