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Cela fait 15 ans maintenant que la Banque de développement du Mali a été restructurée et recapitalisée. Et son PDG, Abdoulaye Daffé, n’est pas peu fier des résultats obtenus jusque-là.

Samedi dernier, il a réuni le conseil d’administration pour sa 30e session, autour de son plan de développement à moyen terme. Daffé, à ce niveau, affiche ses ambitions sans ambages : « notre objectif, à court terme, est d’obtenir la certification ISO ».

Cette certification est la garantie d’une bonne gestion et d’un respect de l’orthodoxie bancaire internationale, mais surtout d’une bonne qualité de la banque.

La conjoncture économique a été difficile en 2004, reconnaît le PDG, qui cite les facteurs qui ont apporté ces difficultés.

« Notre place bancaire a ressenti les secousses de ces perturbations, mais le socle n’a pas cédé ».

Ainsi, au 31 décembre 2004, la BDM-SA a fait un bénéfice de 4,6 milliards de F CFA avant impôts, mais après une provision de plus d’un milliard de F CFA.

Pour le PDG, l’accent a été mis sur une plus grande mobilisation de l’épargne, le financement de la campagne cotonnière comme à l’accoutumée.

En plus, la BDM s’intéresse présentement à la téléphonie, puisqu’elle a fait des interventions dans ce domaine. Elle a également augmenté le nombre de ses agences.

« La consolidation de la fusion a été totalement achevée. Nous sommes maintenant portés par la force de l’optimisme », dit Daffé.

Son plan a été salué par les administrateurs qui lui ont renouvelé leur confiance. La Banque marocaine de commerce extérieure (BMCE), le partenaire stratégique de la BDM-SA s’est félicité de cet élan.

« La BDM-SA dispose maintenant de ressources pour un nouvel élan », affirme son représentant.

Alexis Kalambry

Igor en Guinée-Bissau

La BDM-SA a pris le contrôle de la Banque de l’Union en Guinée-Bissau. Et c’est Mamadou Igor Diarra qui ira là-bas comme directeur général.

C’est à la demande de l’Uémoa que la BDM-SA a décidé d’investir dans cette banque. A ce jour, la totalité du capital a été libérée.

La BDM a été invitée à la fois comme actionnaire et comme partenaire stratégique. Elle détient 30 % du capital, contre 55 % pour la CRAE-Uémoa, la Suède (10 %) et la Soaga (5 %).

Pour Daffé, l’acquisition de cette banque « est la première pierre d’un édifice régional en construction ».

Pour lui, il reste du chemin, mais, l’important pour la banque, c’est de maintenir le cap, mais surtout tenir sa place de leader dans l’espace Uémoa.

Le choix d’Igor Diarra a été judicieux, car, âgé de 40 ans, l’homme a fait toute sa carrière à la banque.

Actuellement, il est le directeur d’exploitation du réseau de Bamako et conseiller du PDG.

Il a été directeur de l’Agence de Paris et directeur du réseau de la monétique. Il est d’ailleurs, actuellement le président de la commission de la monétique.

Son choix n’est donc pas un hasard. Et s’il a des armes pour affronter ce nouveau challenge pour lui et pour la BDM, il n’en demeure pas moins que c’est à la tâche qu’il sera jugé.

A. K.

20 juin 2005