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fsjp.jpgHier mardi, sur l’avenue séparant l’IOTA de Médina-coura, régnait une véritable pagaille. En effet, la circulation était totalement bloquée à cause de barricades érigées sur la voie et de pneus qui brûlaient, enveloppant les lieux d’un épais nuage de fumée. Tandis que les pompiers tentaient d’éteindre le feu, les policiers du 1er arrondissement, eux, s’évertuaient à disperser les manifestants. La cause de tout ce remue-ménage : Des étudiants mécontents de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) qui réclamaient la libération immédiate d’un dirigeant estudiantin, Ousmane Diarra dit « Gousno », arrêté il y a quelque jours de cela, avec certains de ses compagnons.

A la FSJP, l’année universitaire, accusant un fort retard, vient à peine de commencer pour les étudiants des 2è, 3è et 4è années. C’est ainsi que pour le contrôle de cette faculté, le syndicat estudiantin, est malheureusement divisé en deux tendances. Aussi, il y a quelques jours, durant la mise en place d’un comité AEEM provisoire de cette faculté, des incidents sont survenus, conduisant à l’arrestation de Ousmane Diarra et de certains de ses compagnons.

Hier, tôt le matin, la tendance du comité AEEM favorable à « Gousno » a décrété la suspension des cours jusqu’à la libération de leurs responsables.

Selon les étudiants favorables à « Gousno », c’est le matin même, qu’ils ont été informés de la suspension des cours par le comité AEEM en guise de solidarité pour leurs camarades se trouvant en prison.

Ces derniers, se disent déterminés à aller jusqu’au bout pour empêcher le jugement de leurs camarades.

Quant à l’autre camp, lui se dit opposé à la grève illimitée, estimant qu’il s’agit de la décision d’un groupe de pression se réclamant du camp de Ousmane Diarra dit « Gousno » et semant actuellement la violence à la FSJP.

Hier, toutes les classes de la FSJP étaient vides. Seuls, quelques étudiants et professeurs se trouvaient sur les lieux.

Les professeurs, ainsi que le doyen de la Faculté, Bani Touré, se sont refusés à tout commentaire. Ce dernier, estime que s’il s’agit d’une grève d’étudiants, donc n’a pas son mot à dire.

11 avril 2007.