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Profitant d’une conférence de presse le 22 décembre, le recteur de l’Université de Bamako, Mme Siby Ginette Bellegarde, a fait le bilan de l’année universitaire 2007-2008 qui s’est, selon elle, relativement bien déroulée dans tous les établissements d’enseignement supérieur, exceptée la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP).

Alors que la plupart des établissements commencent la nouvelle année universitaire 2008-2009, à la FSJP les examens de fin d’année au compte au l’année 2007-2008 n’ont encore pas eu lieu à cause de nombreuses difficultés relatives à l’effectif des étudiants qui, il faut noter, n’est pas plus pléthorique que dans les autres Facultés. En effet, à la FSJP, tous les étudiants ne sont pas identifiés, ce qui fait dire au recteur qu’à la FSJP il y a des « vrais » et des « faux » étudiants, d’où sa ferme volonté à démasquer des étudiants fictifs, qui y sont nombreux, d’après elle.

Selon la conférencière, le processus d’identification à travers l’inscription des étudiants connaît des difficultés. « Le 31 août 2008 quand nous avons arrêté les inscriptions, à peine nous avions 6000 étudiants inscrits alors qu’on parle de plus de 20 000 étudiants à la FSJP », s’est étonnée Mme Siby Ginette Bellegarde. Elle a ajouté que le rectorat, suite à la découverte de nombreuses irrégularités, a commis un huissier en octobre 2008 pour réétudier les dossiers de chaque étudiant.

« Aux termes de ce travail, 17 425 dossiers ont été récupérés. Nous avons remarqué de graves irrégularités car des étudiants proposés au redoublement se sont inscrits en classe supérieure et ceux qui devaient être exclus ont été autorisés à se réinscrire » .

Pis, après les recherches il est resté plus de 1000 dossiers qui n’avaient ni de décision d’orientation ni de décision d’administration, d’où la colère du recteur qui affirme que l’administration de la Faculté n’a pas été en mesure de dire la provenance de ces dossiers.

Mme Siby Ginette Bellegarde a révélé que l’ex-doyen, Pr. Harouna Dembélé, et son équipe voulaient organiser les grands devoirs dans ces conditions de flou total, une mesure à laquelle le rectorat s’est naturellement opposé.

Mais malgré des communiqués radiophoniques, des bandes annonces sur la télévision nationale, la nouvelle équipe de l’administration provisoire de la FSJP, dirigée par le Pr. Bandiougou Gakou, constate la lenteur dans le retrait des cartes.

Amadou Waïgalo

24 Décembre 2008