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Les dessous de la démission du Me Kassoum Tapo
L’un des membres fondateurs du Front pour la République et la Démocratie (FDR) créé au lendemain du coup d’Etat du 22 mars dernier pour faire barrage, selon eux, aux défenseurs de la république « en panne de bonne gouvernance politique », a fini par jeter l’éponge en se débarrassant de son titre de porte-parole dudit Front.

Les raisons de cette démission de Me Kassoum Tapo (puisqu’il s’agit de lui) dénotent la déception d’un acteur politique non content de ses compagnons de combat. En tout cas, dans sa lettre adressée au président du Front, Me Kassoum Tapo a fait étalage d’un tas de mauvaises attitudes qui auraient animé certains de ses proches collaborateurs qui n’auraient pas pu se dessaisir de leurs ambitions personnelles. Pourtant, cet homme aurait risqué sa vie et celle de sa famille pour le retour à l’ordre constitutionnel normal après le coup de force militaire du 22 mars dernier.

Après donc une lecture de la lettre de démission et une analyse des compromissions qui auraient couronné la mise en place du gouvernement d’union nationale, l’avocat doublé de la casquette politique ne se reconnaitrait pas en ce gouvernement qui, selon lui, ne répondrait pas aux ambitions et souhaits de leur Front.

Aussi, Me Tapo et dénonce la trahison dont il serait victime au sein de ce Front concernant le choix des personnes et le nombre de portefeuilles attribués audit Front. Il « tire donc à boulets rouges » sur tous les protecteurs de pourboires et de privilèges qui se sont accaparés du Front pour se faire une place « au soleil » de l’actuel gouvernement sur lequel s’étaient focalisées toutes les convoitises d’un tas de frustrés et d’indignés, pour la simple raison que leurs revendications n’ont pas été prises en compte par les responsables de l’Exécutif qui, selon certains cadres du Front, se seraient offerts du luxe au détriment de politiques qui auraient défié les acteurs du putsch militaire pour le rétablissement des institutions de la république.

Alors, tout comme le désormais ex-porte-parole du FDR, nombreux sont ceux présentent jusque-là des signes d’amertume au sein de ce Front.

Serge Lath

Le Combat du 24 Août 2012