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Le 31 juillet 2008 est la date butoir fixée au gouvernement par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) pour la satisfaction complète de ses points de doléances de 2007 non encore exécutés.

Pour soumettre de nouvelles doléances au titre de l’année 2008, l’UNTM attire l’attention du gouvernement sur l’extinction totale du protocole d’accord du 18 juillet 2007.

Dans ledit protocole, l’Etat avait déjà donné satisfaction à des points comme l’augmentation de salaire de 10 % à raison de 5 % en janvier 2008 et 5 % en janvier 2009, le paiement des indemnités dues aux compressés à hauteur de 2,5 milliards de F CFA, entre autres.

La dernière évaluation, faite le 8 juillet 2008 par le ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat et l’UNTM, a révélé qu’il existe encore des points non encore exécutés et auxquels la centrale syndicale tient.

Ces points sont relatifs à l’intégration des contractuels dans la fonction publique, le réexamen de l’équilibre de la grille salariale, la réinstallation du fonds minier, l’indemnité de départ à la retraite des fonctionnaires, la relecture du décret instituant la Commission nationale des prix pour plus d’autonomie et d’indépendance et la publication du bilan des privatisations.

Le gouvernement est interpellé sur ces sujets qui fâchent. L’UNTM exige que l’ensemble des points trouve satisfaction à la date indiquée. Le front social qui connaît une certaine accalmie depuis près d’un an risque de s’enflammer.

La fin de la trêve observée par les locataires de la Bourse du travail est donc proche. L’UNTM se dit prête d’utiliser les moyens syndicaux pour se faire entendre. Syndicalement parlant, le risque de grève n’est pas à écarter.


Abdrahamane Dicko

24 Juillet 2008