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Alors que le nouveau Président de la République doit être investi mardi 4 septembre prochain, l’opposition ne décolère pas. Elle a organisé une nouvelle marche ce samedi 1er septembre à Bamako pour contester les résultats de l’élection présidentielle. Aussi les manifestants réclament la libération de certains proches du candidat Soumaïla Cissé interpellés en début de la semaine dernière.

La mobilisation était forte encore ce samedi. Le candidat Soumaïla Cissé et ses partisans ont une nouvelle fois battu le pavé. Outre la contestation de l’élection du Président de la République, les manifestants réclamaient aussi la libération de Paul Ismaël Boro et Moussa Kimbiri, deux soutiens du candidat Soumaïla interpellés en début de la semaine dernière. « Les deux hommes observent depuis ce samedi matin une grève de la faim », selon Soumaïla Cissé. Il appelle ses partisans à rester mobilisés pour leur libération: « Paul et Kimbiri sont en grève depuis ce matin, ils ont décidé que la loi s’applique à eux pour qu’ils soient libérés. Vous devez tous les soutenir pour cela. Vous devez tous faire en sorte, que nous soyons tous considérés comme des gens qui sont en grève de la faim. Le gouvernement, le président de la République et ceux qui ont « traficoté » les votes prennent la responsabilité totale et entière de ce qui peut arriver à Paul et à Kimbiri ».

Le chef de file de l’opposition a aussi lancé un appel à la communauté internationale. « Je voudrais dire à l’ensemble de la communauté internationale de faire attention à la colère du peuple. Un peuple en colère, c’est quelque chose de dangereux. Il faut l’écouter à temps », a lancé Soumaïla Cissé. Et le chef de file de l’opposition d’ajouter « le peuple malien est en colère! Il est en colère par ce qu’on a volé son vote. Il est en colère par ce que la fraude est devenue la règle dans notre pays. Il est en colère par ce que sa République est dévoyée. Il est en colère par ce que sa démocratie est entrain d’aller à Vau-l’eau ».

Cette manifestation intervient alors que neuf candidats malheureux de l’élection présidentielle ont annoncé l’introduction d’une requête auprès de la Cour suprême. Dans ce recours ces candidats contestent la décision de la Cour constitutionnelle. Ils demandent à la Cour suprême de ne pas officier l’investiture du candidat Ibrahim Boubacar Kéita. Depuis plusieurs semaines, le candidat Soumaïla Cissé et plusieurs de ses alliés contestent les résultats de l’élection présidentielle qui ont proclamé la victoire du Président sortant Ibrahim Boubacar Kéita.

Avec ST

Le Débat du 03 Septembre 2018