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En principe, c’est-ce jeudi 16 octobre 2008 que les jeunes volontaires de l’APEJ débuteront une grève de la faim. L a commission de crise créée à la fin de leur contrat, le 30 juin 2008 exige de l’Etat leur insertion comme des conventionnaires dans les services publics et parapublics après trois ans de stage.

Le président de l’AJVA, Abidina Karembé était devant la presse le mercredi 15 octobre 2008 à la bourse du travail pour expliquer les raison leur décision.

Après un mois de trêve sur demande de la société civile, les jeunes volontaires sont plus que jamais déterminés à manifester leur ras le bol contre l’indifférence de l’État face à la détresse de 1855 jeunes.

D’après des sources très proches du dossier, après le troisième renouvellement du contrat, les responsables du dossier avaient demandé aux jeunes de donner six mois au gouvernement pour mettre en place une stratégie d’insertion dans l’administration publique.


Les jeunes proposent l’organisation d’un forum national sur cette problématique.

Le porte parole des jeunes volontaires, Oumar Moussa Sangaré a indiqué : «Ce manque de confiance s’explique par le fait que l’Etat a failli à toutes les promesses par rapport à notre insertion. ATT a utilisé les volontaires pour des besoins politiques. Le second fait réside dans l’absence d’une véritable politique d’emploi des jeunes au Mali », a expliqué Oumar Moussa Sangaré.

Pour le président, Abidina Karembé, ce combat se fait dans un sens juridique.

Il s’agissait pour le président de la commission de crise des jeunes volontaires de l’APEJ (AJVA) et de ses camarades, de sensibiliser l’opinion nationale et internationale de l’injustice et l’indifférence des autorités face à leur sort après les multiples sollicitations et démarches infructueuses auprès des pouvoirs publics. Pour Lamine N’Diagne, membre de la commission de crise, la gestion actuelle de ce problème traduit l’incapacité du gouvernement à gérer le quotidien des Maliens.

Nouhoum Dicko

16 Octobre 2008