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Le comité syndical des travailleurs de l’Assemblée nationale maintient son mot d’ordre de grève et annonce le soutien de la Section syndicale des institutions de la République. Excepté la présidence et la Cour suprême, le mot d’ordre sera suivi par les travailleurs des autres institutions au nombre de six.

Le 27 novembre dernier, le comité syndical de l’Assemblée nationale a déposé un préavis de grève de 72 heures sur la table du bureau de l’institution parlementaire. En attente de l’ouverture des négociations autour de ses doléances, le comité syndical des travailleurs maintient son mot d’ordre de grève à partir du mercredi prochain.

Au cours d’une conférence de presse organisée hier lundi 10 décembre 2018, le secrétaire général du comité syndical a informé que l’arrêt de travail ne concernera pas seulement l’Assemblée nationale, il sera étendu sur cinq autres institutions.

« La section syndicale des institutions nous ont adressé une correspondance de soutien le 7 décembre dernier dans laquelle elle invite tous les travailleurs des institutions à observer le mot d’ordre de grève de notre comité. Donc les travailleurs de la Primature, la Cour constitutionnelle, de la Haute cour de justice, du Conseil économique social et culturel et du Haut conseil des collectivités seront aussi en grève le 12, 13 et 14 décembre », a souligné Ibrahim Mahamane Cissé, secrétaire général du Comité syndical de l’Assemblée nationale.
Les revendications du comité syndical

En plus de l’adoption d’un statut particulier, les travailleurs exigent non seulement le payement du fonds social qu’ils ne perçoivent plus depuis 2014, mais aussi la fin de la discrimination entre les agents de l’institution.

Dans son cahier de charges, le comité syndical dénonce également le traitement salarial qu’il juge inégal de mêmes catégories, hormis les avantages d’ancienneté, au mépris des textes. Aussi, le syndicat décrie l’inversion de charge de lien de subordination dans certains cas où le cadre moyen ou inférieur joue le rôle de l’autorité patronale sur des cadres supérieures. Autres exigences du comité syndical, c’est la formation du personnel conformément aux ressources budgétaires allouées à cet effet et l’enrôlement de tous les travailleurs dans l’assurance maladie, etc.
Si cette grève venait à être observée ce mercredi, elle sera la première fois dans l’histoire de l’Assemblée nationale.

Maliki Diallo
L’Indicateur du Renouveau du 11 Decembre 2018