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Notre continent est en passe de devenir une passoire pour les trafiquants en tout genre. Aux vendeurs de drogues s’ajoutent les trafiquants de médicaments frauduleux. Des technologies sont conçues pour protéger le marché africain contre ce fléau.

Aucun pays de l’Afrique n’échappe au fléau qui rapporte autant que la drogue sans prise de risque pour les faussaires. Bénéficiant de complicité tacite, les faussaires qui doivent être réprimandés avec la dernière rigueur tombent sous le coup de la loi pour simple falsification. Une peine minime leur est infligée encore s’il n’y a pas d’arrangement pour libérer les tueurs en série.

La fraude sur les médicaments a pris des proportions aujourd’hui telles qu’il serait difficile de l’endiguer par un coup de baguette magique. La machine semble huilée et bien rodée. Derrière ce genre de trafic se cache une chaîne de complicité. Des firmes, de véritables entreprises de la mort installées en Chine, Egypte, Inde déversent par millier de tonnes des médicaments de qualité douteuse.

Pour le client, il est souvent difficile de différencier le vrai du faux. Des pharmacies peu regardantes n’hésitent pas à vendre de faux médicaments. Au mieux ces médicaments ne servent à rien, au pire leur composition peut s’avérer dangereuse pour la santé.

Face à la montée de ce problème, la résistance s’organise. Des solutions technologiques sont progressivement mises en place pour tenter d’enrayer ce négoce. Des techniques s’appuyant sur un code chimique, une étiquette ADN, voire une puce électronique de type RFID (par radiofréquence) permettent d’assurer une meilleure traçabilité et authentification des médicaments.


Assurer une meilleure traçabilité

Une nouvelle technologie a été mise en place pour lutter contre la falsification des médicaments. Elle consiste en une puce RFID UHF qui réduit de façon considérable les dangers liés au marché parallèle de médicaments. Le concept développé par Awack-RFID, une entreprise française, permet l’authentification et la traçabilité des médicaments importés en destination de tout continent.

La technique consiste au marquage par RFID des boîtes de médicament sujet à la contrefaçon : le marquage peut être effectué directement chez le concepteur ou chez l’exportateur (le robot de marquage offre un très grand débit).

Le marquage des colis par RFID peut-être fait manuellement. Tous les colis à destination sont lus avec un lecteur Awack-RFID pour authentification, par les services des Douanes, service Sanitaire, Société de contrôle, etc. Les lectures sont envoyées dans la base de données du concepteur pour validation.

Dans le pays de destination, les clients peuvent vérifier l’authenticité des boîtes de médicaments soumises à un marquage RFID, par une présentation boîte par boîte devant une borne de lecture. Un bip sonore indiquera la validation et l’authentification du médicament. Ces bornes peuvent être apposées devant une pharmacie, un commissariat, une gendarmerie… etc., pour éviter le vandalisme.

Le tag UHF est infalsifiable, son code est unique. Les bornes de lecture ne prennent en compte que la série de code que Awack-RFID lui a transmis par data. A la date d’expiration de validité des lots, les codes sont retirés des bornes.

Une solution toute trouvée pour nos gouvernants pour lutter contre la vente des médicaments par terre qui ne sont en réalité que de la contrefaçon envoyée sur nos marchés ou même vendue à visage découvert dans certaines officines.

Abdrahamane Dicko

30 juillet 2007.