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Au moins deux combattants présumés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été capturés lors d’un raid au Mali samedi des forces françaises contre les ravisseurs de deux Français et sont interrogés à Niamey, a affirmé mardi à l’AFP un responsable nigérien de la sécurité.

jpg_toulousain-2.jpg« Il y a au moins deux présumés combattants d’Aqmi qui ont été capturés et ramenés sains et saufs à Niamey où ils sont interrogés », a indiqué cette source, sans préciser les circonstances dans lesquelles ils avaient été capturés.

Vendredi soir, deux Français de 25 ans, Antoine De Léocour et Vincent Delory, avaient été enlevés dans un restaurant du centre de Niamey et retrouvés morts le lendemain après un assaut des forces françaises en territoire malien contre les ravisseurs.

La France et le Mali ont accusé Al-Qaïda au Maghreb islamique d’être derrière cet enlèvement, qui n’a pas été revendiqué jusque-là.

Trois gendarmes nigériens ont par ailleurs été tués dans les combats avec les ravisseurs après l’enlèvement et quatre autres militaires nigériens grièvement blessés, selon Niamey.

NIAMEY (AFP) – mardi 11 janvier 2011 – 12h12

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Français tués au Niger : Les non-dits d’une opération

La mort des otages français Antoine De Léocour et Vincent Delory, enlevés au Niger, n’a pas fini de révéler ses multiples facettes. Ainsi, apprend-on, la frappe dans laquelle les ravisseurs ont été tués était l’œuvre des forces françaises, et non celle des militaires nigériens. Aussi cette opération a-t-elle eu lieu en territoire malien et non en terrain nigérien. Et troisième chose : les forces françaises sont entrées en scène après accord préalable de Bamako. Comment tout cela s’est-il passé ?

Hier, lundi 10 janvier, le Premier ministre français François Fillon a déclaré que la France était «quasiment sûre» qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est derrière l’enlèvement vendredi au Niger de deux Français. Ces otages ont été tués le lendemain, lors d’une opération militaire contre leurs ravisseurs. L’enlèvement, vendredi soir, dans un restaurant de Niamey des deux Français âgés de 25 ans, a fait privilégier la piste de Aqmi.

jpg_jupe-bis.jpgCe rapt était «une commande d’Aqmi exécutée par des gens très divers, une douzaine de types», a souligné le Premier ministre français François Fillon. Antoine De Léocour allait se marier avec une Nigérienne. Vincent Delory devait être son témoin. Ils ont été tués samedi au cours d’une opération militaire dont l’assaut final a eu lieu au Mali et a été l’œuvre des seules forces françaises après accord préalable de Bamako, a ajouté le Premier ministre, cité par l’AFP.

Le Premier ministre soutient tout de même que les forces nigériennes ont été les premières à intervenir. Mais par la suite, elles ont demandé de l’aide. C’est donc en cette phase que les forces françaises sont entrées en scène et tout aura été mis en œuvre pour empêcher les ravisseurs d’entrer en territoire malien où le terrain pouvait leur être beaucoup plus favorable. Et ce sont « les forces françaises qui ont participé» à l’ultime assaut, les ravisseurs ayant «dépassé la frontière malienne», a révélé le Premier ministre français, ce lundi, en réponse à une question en marge de la cérémonie de vœux à Matignon, selon l’Afp.

Bamako ne confirme pas

Contactés, la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) et le ministère de la Défense du Mali ne confirment pas. Selon eux, l’intervention militaire a été menée par l’armée nigérienne et non pas par les forces françaises. Ces sources soutiennent également que cette opération s’est située en ‘’territoire nigérien avant que les ravisseurs n’atteignent la frontière malienne’’. Enfin en troisième lieu, nos sources proches du ministère de la Défense du Mali soutiennent que si toutefois intervention il y a eu en territoire malien, ce ne serait pas des forces françaises, mais des militaires nigériens conformément à un accord autorisant un droit de poursuite, signé entre le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger.

Nos sources à Bamako ignorent superbement toute intervention des forces françaises sur le territoire malien. C’est tout le contraire que soutient le Premier ministre français, selon lequel, « les militaires nigériens seraient restés en deçà de la frontière tandis que les forces françaises obtenaient le feu vert de Bamako pour intervenir en territoire malien ». Jugez-en.

B. Daou

Le Républicain du 11 Janvier 2011.

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La France et le Mali accusent Al-Qaïda d’être derrière l’enlèvement des Français

La France et le Mali ont accusé lundi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d’être derrière l’enlèvement au Niger de deux Français tués samedi, lors d’un assaut des forces françaises en territoire malien contre les ravisseurs. [voir L’événement]

jpg_jupe-3.jpgEn visite à Niamey lundi, le ministre français de la Défense Alain Juppé a dit avoir « absolument » la confirmation de l’implication d’Aqmi dans l’enlèvement des deux Français dans la capitale.

Une source sécuritaire malienne a également affirmé à l’AFP qu’il y avait « des preuves irréfutables qui accablent » Aqmi.
Aussitôt après le rapt vendredi soir dans un restaurant de Niamey d’Antoine De Léocour et Vincent Delory, deux amis d’enfance âgés de 25 ans, les soupçons s’étaient portés sur cette mouvance, qui retient depuis septembre 2010 cinq Français kidnappés dans le nord du Niger.

Le Premier ministre français François Fillon a déclaré à Paris que les otages ont été « éliminés froidement » par leurs ravisseurs et que le rapt était « une commande d’Aqmi exécutée par des gens très divers, une douzaine de types ».

L’ a eu lieu au Mali et a été l’oeuvre des seules forces françaises après accord préalable de Bamako, a-t-il dit, alors que les premières informations avaient fait état d’une opération de sauvetage en territoire nigérien, près de la frontière malienne.

M. Juppé a fait part de la « détermination commune » du Niger et de la France « à lutter contre le terrorisme », après un entretien avec le chef de la junte au pouvoir au Niger, le général Salou Djibo.Le ministre a dit avoir demandé « des mesures complémentaires » de sécurité à Niamey, notamment pour les 1.500 Français et binationaux sur place.

Il a cité le lycée et le centre culturel français mais aussi « certains lieux publics fréquentés par tout le monde, dont nos ressortissants, comme l’aéroport ».

Les autorités nigériennes l’ont « assuré qu’elles allaient revoir leur dispositif pour améliorer les choses », a déclaré M. Juppé, avant de rencontrer la communauté française et de quitter Niamey pour le Tchad en fin de journée.

jpg_otages-3.jpgLes corps des deux otages, actuellement dans une clinique privée de la capitale, doivent être rapatriés mardi, selon des parlementaires français.

Des policiers antiterroristes français ont été envoyés ce week-end au Niger pour participer à l’enquête, alors que les circonstances de la mort des deux Français sont encore entourées de zones d’ombre.

Le président américain Barack Obama a présenté ses condoléances à son homologue français Nicolas Sarkozy, lors d’un entretien à la Maison Blanche.

« Les Etats-Unis et la France, nous sommes décidés à être des alliés sur ce sujet du terrorisme. Nous considérons ensemble que la faiblesse serait profondément coupable et que nous n’avons pas d’autre choix que de combattre ces terroristes partout où ils se trouvent », a affirmé M. Sarkozy.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné l’assassinat « odieux » des deux Français et promis le soutien de l’Union européenne pour aider à « éliminer la menace du terrorisme » dans le Sahel.

Paris a mis en garde ses ressortissants contre la menace accrue de « terrorisme » dans trois pays du Sahel: Mauritanie, Mali et Niger.

« Au regard de la menace terroriste qui pèse sur la région, aucun endroit ne peut désormais plus être considéré comme sûr », a averti le ministère des Affaires étrangères.

La paisible Niamey était jusque-là considérée comme une capitale sans risque mais l’enlèvement des deux jeunes hommes a changé la donne. Antoine De Léocour allait se marier avec une Nigérienne et Vincent Delory devait être son témoin.

Aqmi a revendiqué il y a trois mois le rapt de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache travaillant pour la plupart pour le groupe nucléaire français Areva et un sous-traitant du groupe de construction Vinci dans le nord du Niger.

En juillet avait été annoncée l’exécution de Michel Germaneau, un humanitaire français de 78 ans qui avait été enlevé le 19 avril dans le nord du Niger.

NIAMEY (AFP) – mardi 11 janvier 2011 – 10h00

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Mali : Tirs d’hélicoptères français, les véhicules des ravisseurs calcinés

Des hélicoptères de combat français ont tiré le 8 janvier sur le convoi de véhicules des ravisseurs de deux Français dans le nord du Mali où des épaves calcinées ont été retrouvées, ont affirmé à l’AFP différentes sources maliennes.

Selon une source sécuritaire malienne, les commandos français, à bord d' »hélicoptères de combat », ont ouvert le feu sur les véhicules, avant de descendre au sol.

jpg_tirs-france.jpgCet « assaut final a eu lieu à une quinzaine de kilomètres de la localité malienne de Tabankor (35 km au sud de Ménaka) », selon cette source.

« Parmi les véhicules retrouvés calcinés, il y a un gros véhicule 4X4 immatriculé au Bénin », a par ailleurs déclaré une autorité administrative dans le nord du Mali, jointe par l’AFP à Bamako.

A Niamey, des témoins du rapt attribué à la branche maghrébine d’Al-Qaïda avaient déclaré que les deux Français avaient été emmenés le 7 janvier au soir par des individus « armés et enturbannés », « à bord d’un 4×4 immatriculé au Bénin ».

Selon les responsables français, les corps sans vie des deux Français avaient été découverts après l’assaut. Le Premier ministre français François Fillon avait affirmé qu’ils avaient été « éliminés froidement » par leurs ravisseurs.

Une source proche de la présidence nigérienne a assuré à l’AFP que « les corps étaient calcinés ». Selon une source médicale à Niamey qui a pu voir les corps, les deux hommes « avaient été attachés, les mains dans le dos, et ils avaient des traces noires sur le corps ».

Une autopsie doit être pratiquée à l’Institut médico-légal de Paris.

Parmi les véhicules calcinés retrouvés sur les lieux de l’assaut, « il y avait aussi un véhicule de la gendarmerie nigérienne que les Nigériens sont venus chercher » dimanche, a ajouté la source administrative malienne.

Un éleveur malien, de retour du lieu « désertique » où l’assaut a eu lieu, a également déclaré avoir vu « plusieurs voitures calcinées dont l’une appartenait à la gendarmerie nigérienne ». « J’ai vu par terre les restes de gens brûlés, des morceaux humains », a-t-il ajouté.

A Niamey lundi, le ministre français de la Défense Alain Juppé avait réfuté toute « bavure » française. Après l’assaut, avaient été retrouvés morts, avec les otages, « des terroristes et des personnes portant uniforme de la gendarmerie nigérienne ». « A l’enquête d’établir quelle était la raison de leur présence dans les véhicules que nous avons arrêtés », avait déclaré M. Juppé.

Selon la source sécuritaire malienne, un 4×4 équipé d’un double réservoir lui permettant de rouler sur un millier de kilomètres était en tête du convoi des ravisseurs, suivi par un pick-up. « On a ensuite retrouvé à bord du pick-up dix caisses de munitions calcinées et des armes », a déclaré cette source.

BAMAKO (AFP) – mardi 11 janvier 2011 – 15h27