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Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire a appelé le gouvernement à accélérer les enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans le pays. Bert Koenders faisait notamment référence de cadavres retrouvés en octobre dernier dans un puits à Duékoué, dans l’ouest ivoirien. Des corps qui pourraient être des personnes emmenées par des soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) lors de l’attaque du camp de déplacés de Nahibly, le 20 juillet dernier. Plus d’un mois après l’exhumation des six cadavres, encore peu d’éléments ont été communiqués, mais RFI s’est procuré les résultats de l’autopsie. Il s’agit bien d’hommes dont la mort remonte à moins de 8 mois. L’âge des victimes est flou : l’un aurait moins de 30 ans, les autres moins de 35 et 40 ans. Des balles ont été retrouvées sur trois des corps, mais tous présentent des lésions proches de celles causées par des armes à feu. Les balles vont être envoyées à un expert pour analyse et des expertises ADN sont prévues. Des prélèvements pourraient être effectués sur des proches de disparus du camp afin d’identifier les victimes. De nouveaux noms se sont ajoutés à la liste des suspects mais, pour le moment, aucun n’a encore été entendu. Les principaux – un soldat FRCI et un démobilisé – sont toujours en fuite. Sur le terrain, les recherches concernant les onze autres puits suspects sont toujours suspendues. RFI