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Sur l’initiative du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, un atelier de préparation du forum sur l’éducation a débuté hier 27 mai 2008.

Cette rencontre tenue dans la salle de conférence du Rectorat de l’Université de Bamako sur la colline du savoir à Badalabougou et qui va durer quatre jours à eu lieu grâce à une bonne collaboration entre la Banque Mondiale et le Cabinet du département en vue de pouvoir appuyer l’enseignement supérieur dans notre pays.

Pour concrétiser cette volonté et permettre au département de mieux préparer le forum, la banque avait sollicité l’organisation de concertations avec les autorités maliennes.


Les questions de l’enseignement technique et professionnel au peigne fin

Au cours de cette rencontre qui a débuté hier seront abordées et débattues toutes les questions sur l’enseignement technique et professionnel.
Cet atelier dont l’ouverture vient d’avoir lieu hier était présidé par le Conseiller du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mamadou Siné Camara, Professeur d’enseignement supérieur.

Il était accompagné par la représentante de la Banque Mondiale Atou Seck et le Recteur de l’Université Mme Siby Jinette Belgrade. On a enregistré la présence du Directeur National de l’Enseignement Supérieur M. Mamadou Keïta, des responsables des services centraux de l’enseignement supérieur et des partenaires français de l’université.

L’objectif de la rencontre

Avant d’entrer dans le vif de l’objectif de cet atelier, il est nécessaire de rappeler le contexte du forum national sur l’éducation. En effet, dans sa déclaration du 17 mars 2008 au sujet de la crise qui sécoue l’école malienne depuis plusieurs années, le Premier ministre Modibo Sidibé avait donné des directives pour organiser un forum national sur l’éducation.

Ce forum aura pour but de réunir les conditions de stabilité et de faire émerger un système éducatif plus efficace et plus performant dans la paix sociale.

En vue de pérenniser cette action, le département des Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique a jugé opportun l’organisation de cet atelier pour permettre au sous-secteur de l’enseignement supérieur de produire un document de travail salutaire pour le forum national.

Il s’agit objectivement d’élaborer un programme de développement de l’enseignement supérieur réaliste et réalisable pour la sollicitation d’une école apaisée et performante.

La banque mondiale salue l’initiative

Après les mots de bienvenue de Mme le Recteur, le représentant de la Banque Mondiale a trouvé salutaire l’initiative de cet atelier. C’est pour cette raison qu’il réitère l’engagement constant de sa structure à appuyer le secteur de l’éducation au Mali et cette fois-ci particulièrement l’enseignement supérieur.

Désormais la Banque Mondiale entend aider le gouvernement à enclencher le processus de mise en oeuvre de plus d’espoir et de lumière au niveau de l’enseignement supérieur. Selon son représentant, pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de comparer les expériences du Mali avec celles des autres Etats émergeants.

Toute chose que souhaite et encourage la Banque Mondiale en vue de pouvoir établir des options pour sortir le Mali de cette crise scolaire et universitaire. En saluant les efforts déployés par l’Agence Française de Développement, la Coopération Néerlandaise en plus de ceux de la Banque Mondiale en faveur de l’éducation au Mali, Mme Atou Seck a souhaité l’encompagnement d’autres partenaires pour un meilleur résultat.


Le forum National sollicite

Quant au Conseiller Technique du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieure et de la Recherche Scientifique, il dira que le forum proposé par le chef du gouvernement est un choix qui honore l’enseignement supérieur.

En effet, afin d’atteindre l’objectif ultime du forum, à savoir une école plus apaisée et plus performante, ce département ministériel entend engager une meilleure réforme de l’enseignement supérieur pour la satisfaction de tous les Maliens et les Maliennes.

Parmi les domaines où on veut engrager des réformes figurent le secteur de l’Enseignement Supérieur, Technique et Professionnel et cela pour renforcer l’intérêt et la capacité de générer les moyens. Le taux de scolarisation doit être évalué et évolué. La revalorisation des questions d’éthiques et de professionnalisme afin de créer les moyens de la compétitivité du Mali sur le plan du marché.


Des difficultés évoquées

En plus de ces questions de moral, le Conseiller Technique a évoqué des difficultés auxquelles l’Enseignement Supérieur est confronté. Il s’agit, en l’occurrence des problèmes d’infrastructures avec des laboratoires mal équipés, des effectifs pléthoriques, de gouvernance de nos écoles.

Aussi, il n’a pas manqué de rappeler le problème le plus préoccupant qui est celui de l’insécurité dans l’espace scolaire et universitaire, cela est une préoccupation majeure à laquelle, il faut trouver des solutions.

Par ailleurs, au cours de cet atelier, les participants auront le devoir de réfléchir sur les thèmes à partir desquels il y aura suffisamment de compréhensions. Avant de terminer, il a souhaité qu’il y ait des idées qui rassurent l’ensemble des Maliens et des responsables de l’école sur la pertinence des réformes engagées.


Les thèmes retenus

Pendant quatre jours, les participants auront à réfléchir sur plusieurs thèmes. Pour le premier jour, il s’agit des <<orientations et objectifs en cours>>, des <<tendances dans l’enseignement supérieur sur le plan international>>.

Le second jour, il y aura <<le pilotage du système : rôle du ministre, gouvernance, autonomie de gestion>> et aussi la <<qualité, formation des enseignants>>.
Le troisième jour sera consacré à la <
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Enfin le vendredi, ils auront un thème sur <<comment mobiliser les acteurs>>. Grâce à l’appui technique des partenaires français, ces questions seront éclairées.

Le résultat attendu de cet atelier est l’élaboration d’un programme de développement de l’enseignement supérieur.

Hady BARRY

28 Mai 2008