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Le Forum Social Mondial représente historiquement le premier espace populaire d’expression, de revendications et de construction d’alternatives des mouvements sociaux africains, asiatiques, européens, et américains en contre point au Sommet du G8

Le Forum Social Mondial, porté et réalisé par les masses populaires, représente un défi face aux politiques néolibérales qui sont à la base de l’extrême pauvreté dans les pays du Sud. Dans la foulée du Forum, les participants ont interpellé à plusieurs reprises les pouvoirs publics du monde sur les épineuses questions sus citées.

A la lumière des différentes interventions, faites lors du Forum social Mondial de Bamako, il ressort que les peuples du Sud et ceux du Nord ont le même ennemi commun : les politiques néolibérales.

En effet, les participants soulignent que l’extrême pauvreté dans les pays du Sud est le résultat du fiasco complet des politiques et modèles de développement inspirés par les Etats occidentaux, et mis en oeuvre par les régimes du monde en général et d’Afrique en particulier.

Toute chose qui fera installer le marasme économique et financier de manière durable, et le capitalisme néolibéral mis en place par le truchement de ses instruments financiers internationaux (FMI et Banque Mondiale), des Politiques d’Ajustement Structurels (PAS), dans le but de garantir le remboursement des dettes extérieures.

Cependant, l’annulation d’un montant de 40 milliards de dollars, des dettes de 18 pays sur 42, selon les altermondialistes, ne permet ni de résoudre le problème de la dette, ni celui de la pauvreté puisqu’il ne représente que 2% de la dette extérieure des pays en voie de développement.

L’Afrique subsaharienne totalise à elle seule 230 milliards de dollars et paye 12 milliards de dollars pour le service de la dette. Le Nigeria, à lui seule, totalise une dette extérieure de 36 milliards de dollars.

Enfin, les Etats nationaux sous la pression des créanciers internationaux ont dû abandonner leur politique de protection sociale et se sont mis ainsi dans l’incapacité d’assurer la régulation indispensable pour la préservation et la cohésion de la communauté nationale.

Moussa TOURE

26 janvier 2006.