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Les paysans, les artisans, les artistes, les intellectuels et les consommateurs de la sous-région ouest-africaine suivent, depuis lundi 28 février, les travaux de la deuxième édition de la fibre africaine. Cette rencontre est organisée par le Forum pour l’Autre Mali, en partenariat avec la Coalition Nationale pour la Protection du Patrimoine Génétique du Mali.

En organisant cette rencontre, le Forum pour l’Autre Mali, que dirige Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre, veut trouver des réponses crédibles et viables à la crise de la filière cotonnière.

Cette deuxième édition de la fibre africaine vise à actualiser et enrichir la filière du point de vue de la société civile en stigmatisant l’attitude des Etats-Unis d’Amérique face aux subventions agricoles et leur tendance à occulter ce débat au profit d’une prétendue coopération sur la biotechnologie notamment les organismes génétiquement modifiés.

Il s’agit de poser des actions concrètes dans la transformation locale, le commerce équitable du coton et des textiles africains et d’évaluer les solutions alternatives. Pour la première fois, un représentant du gouvernement, à savoir Ousmane Thiam, ministre de la Promotion des Investissements, des Petites et Moyennes Entreprises, était à l’écoute lors de la cérémonie d’ouverture. Cette présence a été fortement appréciée par Aminata Dramane Traoré.

Notons que la fibre africaine est l’espace de résistance, de créativité et de solidarité dont la société civile s’est doté, après la conférence de Cancun pour revendiquer davantage de transparence et de justice dans les rapports Nord-Sud.
Aminata Dramane Traoré a déclaré que « le Forum mobilisera le maximum d’acteurs et de citoyens, concernés par les dérives du libéralisme économique dont l’état de la filière cotonnière est l’une des preuves les plus accablantes ».

C’est pourquoi, les activités du forum sont conçues de manière à partager le plus largement possible les informations sur l’état du secteur.

Alou B. Haïdara – 2 Mars 2005