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Organisé par le ministère de la jeunesse et des sports, le forum national de la jeunesse s’est ouvert ce vendredi 20 décembre au centre international des conférences de Bamako (CICB). Il réuni durant 2 jours près de 300 participants.

Cette rencontre de Bamako est perçue comme un forum d’échanges, de réflexion, d’analyses et de propositions. Elle doit permettre de mieux impliquer les jeunes du pays dans le processus de réconciliation et de la reconstruction. Deux principaux défis que les autorités maliennes doivent relever après de long mois de crise.

Le ton du premier discours a été donné par le représentant du Maire de la commune III, le 5ème adjoint, chargé des questions de la jeunesse. Celui-ci a félicité la jeunesse malienne les exhortant à œuvrer pour la réconciliation nationale. En emboitant le pas à l’élu municipal, le président du conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), Mohamed Salia Touré, a affirmé qu’il est temps pour la jeunesse malienne de se resserrer les coudes et de renforcer la cohésion dans ses rangs. Selon lui, le combat le plus juste et le plus noble de notre génération est de rétablir la discipline et les vertus du vivre ensemble.

Né de la volonté des plus hautes autorités du pays ce forum est un créneau visant à favoriser des échanges entre jeunes sur l es questions d’éducations citoyenne, de cohésion sociale en vue d’une prise de conscience des questions de réconciliation nationale, de paix et de sécurité. « Incarnons donc l’idéal du développement durable, de la paix et la cohésion sociale, qui veuille à mettre fin au cycle de la vengeance et de la haine », a souligné Mohamed Salia Touré.

Pour le représentant des partenaires, la jeunesse est un atout dans la quête de solution de la plupart des problèmes du pays. « Nous nous sommes pleinement associé à leur cause », a-t-il dit, invitant les jeunes à profiter de ce forum pour débattre des questions de l’intégration sociale et des problèmes liés au chômage. Quand au ministre de la jeunesse et des sports Me Mamadou Gaoussou Diarra, la jeunesse est au centre de tous les enjeux. A la fois victime et actrices lors des crises, ils sont souvent enrôlés de force, subissent des viols et des déplacements, ou tout simplement perdent leur emploi.

En effet représentant plus de 60 % de notre population, la jeunesse a besoin d’être encadrée, outillée, renforcée pour en faire le levain de la cohésion sociale, le ciment du vivre ensemble, mais aussi et surtout un moteur pour la transformation sociale. C’est pourquoi le département de la jeunesse et des sports à travers ce forum national entend jeter les bases d’une prise de conscience pour une participation citoyenne effective des jeunes aux grands défis de l’heure : prise en charge des questions de santé, d’emploi et d’insertion socio-économique.

Cheick Larab Diarra

Le 20 Décembre 2013