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En collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le ministère de la Santé se prépare à mobiliser la communauté scientifique malienne pour réussir le forum mondial sur la recherche en santé que Bamako va abriter du 17 au 19 novembre à venir.

En prélude à cet événement qui se tiendra pour la toute première fois en Afrique, un forum national sur la santé se tient depuis hier au Centre international de conférences.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par Mme Diakité Oumou Maïga, conseiller technique du ministère de la Santé. Elle s’est déroulée en présence des représentants de l’OMS, le Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane et de l’Unicef, Marcel Rudasingwa. On y notait également la présence de sommités de la recherche dans notre pays et de nombre d’invités de marque.

Cette rencontre va élaborer la contribution malienne au prochain forum mondial de la recherche sur la santé. Les organisateurs vont ainsi engager la réflexion sur des questions essentielles pour la recherche en santé dans notre pays.

Il s’avère nécessaire et urgent pour les pays africains d’intégrer la recherche dans leurs priorités de développement. Le constat en la matière est, pour l’instant, plutôt désespérant. En effet, les informations fournies par l’OMS font état de politiques et systèmes nationaux de recherche en santé soit inexistants, soit peu opérationnels dans bien des pays de la région africaine.

Le forum mondial sur la recherche en santé de novembre va donc s’attacher à créer un cadre de concertation et d’échanges entre les communautés scientifiques. Il s’annonce aussi comme une rencontre scientifique de haute volée, destinée à débattre des préoccupations mondiales sur la recherche dans le domaine de la santé.

Tout le monde a conscience, à ce propos, que les pays du sud, notamment ceux du continent africain, ne boxent pas dans la même catégorie que leurs homologues du nord. La session s’emploiera donc à encourager la recherche de façon globale et, en particulier, dans les différentes contrées en développement et de la lier au processus de développement.

Des objectifs ambitieux mais réalistes car l’utilité de la recherche est largement partagée par toutes les nations, pauvres ou riches pour constituer une clé de production et de génération des connaissances, d’application des technologies.

Le président de la Commission d’études du forum, le Dr Flabou Bougoudogo, constate que face à des défis nombreux, les urgences restent alimentaires et sanitaires. L’expérience, relève-t-il, montre cependant qu’investir dans la recherche, c’est assurer l’avenir au plan politique, économique, social et culturel.

Le représentant de l’OMS rappellera que fixer les priorités de recherche, inciter les innovations scientifiques, acquérir, appliquer et diffuser des connaissances utiles sont des fonctions essentielles, inscrites dans la Constitution de 1948 de son organisation.

Le but du forum mondial, a estimé Mme Diakité Oumou Maïga, est de renforcer la recherche pour la santé, le développement et l’équité, en suscitant un engagement accru pour la recherche et l’innovation, en développant la cohérence et la coordination entre les acteurs dans ce domaine.

Dans cette perspective, le forum préparatoire discutera de l’accès au financement de la recherche, du renforcement des capacités (ressources humaines, formation et systèmes de santé). D’autres thématiques notamment les déterminants de la santé, la médecine, la pharmacopée et l’utilisation des résultats de la recherche figurent aussi au coeur des débats.

Ces différentes questions seront examinées à travers 9 conférences et 44 communications par une session qui alternera pendant trois jours communications et discussions.


B. DOUMBIA

20 Août 2008