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La rencontre sur le développement des régions du nord consacre la pertinence du choix des pouvoirs publics de privilégier la patience et la discussion dans la gestion de la crise née il y a bientôt un an.

L’histoire sait rendre justice. Il y a un peu moins d’un an, quand des intégrés touaregs de l’armée désertèrent des camps militaires de Kidal et Ménaka et quand le président de la République, Amadou Toumani Touré décida de privilégier le dialogue sur l’option militaire, une frange non négligeable de l’opinion était restée plutôt dubitative. A l’époque, nombre de Maliens avaient du mal à comprendre la nécessité de dialoguer avec une « petite » rébellion qui faisait fi des règles générales. Il fallut un gros travail de sensibilisation et d’information pour faire admettre au grand public, le bien fondé de l’option prise par les pouvoirs publics.

Ce petit rappel est nécessaire pour apprécier les enjeux du forum de Kidal qui s’est achevé samedi. La session est l’aboutissement d’un processus construit dans la patience et la persévérance.

Et le résultat est de taille : un espoir réel s’installe dans les régions du nord du pays. Le Programme décennal de développement des régions nord du Mali qui symbolise ce renouveau a été élaboré en tenant compte des orientations majeures du pays en matière de développement durable. Il se réfère notamment au Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (deuxième génération 2007-2011) qui intègre « L’étude nationale prospective Mali 2025 » et les Objectifs du millénaire pour le développement.

Le Programme décennal s’appuie sur la stratégie de développement humain durable des régions nord du pays adoptée en 1998 et prend en compte les engagement contenus dans le Pacte national de 1992 et de l’Accord d’Alger de juillet 2006.


UNE STRATÉGIE GLOBALE :

L’objectif global du Programme est de promouvoir un développement économique, social et culturel accéléré et soutenu de cette partie du pays afin de consolider la paix et l’unité nationale. Comme dans le reste du pays, il s’agit de réduire la pauvreté et d’aller vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.

Ainsi le forum, sur la base du diagnostic des besoins des régions du nord, a adopté une stratégie globale de développement de ces régions, à moyen et long termes. Les axes principaux de cette stratégie prévoient de concilier la croissance économique et la protection d’un environnement fragile dans cette zone, à travers un développement intégré des potentialités agro-sylvo-pastorales, de désenclaver et moderniser les économies régionales à travers le développement des infrastructures de communications (routes, transports, télécommunications), le tout appuyé par une base industrielle minimale bâtie autour des filières agro-sylvo-pastorales, et aussi par les ressources minières, l’artisanat et le tourisme.

Concrètement, il s’agit de promouvoir le développement humain durable en rendant accessibles les services sociaux de base (éducation, santé, alimentation, eau potable, logements etc). Il faut surtout adapter la démarche aux specificités des régions septentrionales. Et en la matière, la base institutionnelle est déjà là : la décentralisation qui doit être accompagnée par une déconcentration de l’administration et une approche participative de la planification et de la programmation des actions de développement.

Le résultat attendu de la mise en oeuvre de cette stratégie est la levée des contraintes qui entravent l’essor des régions du Nord et la valorisation de leurs atouts et potentialités. Autant de facteurs qui contribueront à résorber leur retard en matière de développement sur le reste du pays.

Une précision : Le Programme décennal de développement des régions nord du Mali n’a fondamentalement rien de nouveau par rapport à la politique nationale de développement. Il s’inscrit dans le cadre de la deuxième génération du CSLP (2007-2011) et dans les politiques et stratégies sectorielles déjà existantes.

Toutefois, compte tenu des spécificités des régions nord du pays, des approches stratégiques nouvelles et adaptées doivent être mises au point et appliquées. Elles ont, du reste, commencé à l’être. Par exemple, des actions stratégiques sont à l’oeuvre dans des domaines prioritaires comme le désenclavement intérieur et extérieur des régions nord par la construction et l’entretien des infrastructures routières, fluviales aéroportuaires, et les télécommunications (voir article ci-contre).

Le Programme décennal prévoit également la lutte contre l’ensablement, l’aménagement de zones industrielles dans les capitales régionales, la promotion des petites et moyennes entreprises, l’extension des services sociaux de base, la valorisation des matériaux locaux de construction, un coup d’accélérateur à l’exécution du PRODEC et du PRODESS, la consolidation de la formation professionnelle et des ressources humaines. Le tout bien entendu en conformité avec les besoins et habitudes des populations de ces régions.

39 PROJETS :

Le Programme décennal est assorti d’un plan d’actions prioritaires décliné en deux phases quinquennales (2007-2011 et 2012-2016). Ce plan inclut les projets et actions actuellement en cours ou susceptibles d’être entrepris à moyen et long termes, dont les financements sont totalement ou partiellement acquis ou sont encore à rechercher par le gouvernement auprès de ses partenaires.

Le coût total des 39 projets retenus dans le plan d’actions prioritaires est estimé à 560,66 milliards de Fcfa dont 147,66 milliards sont acquis. 413 milliards sont donc à rechercher auprès de l’État, des collectivités territoriales et des partenaires au développement.

La répartition spatiale des investissements prévus dans le plan d’actions prioritaires reflète les priorités accordés aux projets et programmes structurants et intégrateurs qui recueillent plus de la moitié des financements programmés. Cette répartition reflète aussi un souci d’équilibre entre les trois régions du Nord.

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga avait relevé que ce programme assorti de projets pertinents intégrateurs et structurants, mettait un accent particulier sur la réduction de la pauvreté. Cette caractéristique est, de son point de vue, le meilleur indicateur de la volonté politique du gouvernement de rechercher des solutions appropriées aux problèmes de développement du Septentrion.

Pour le chef du gouvernement, l’exécution de ces projets contribuera à valoriser les potentialités, à améliorer les conditions de vie des populations et à consolider la paix et la sécurité par la réduction de la pauvreté. Justement à ce propos, il a appelé les collectivités territoriales, la société civile, les organisations socio-professionnelles, les organismes gouvernementaux à s’approprier ces projets de développement et à capitaliser les acquis de l’aide qui les accompagne.

DES PARTENAIRES DISPONIBLES :

Ousmane Issoufi Maïga a particulièrement insisté sur le fait que tous les acteurs des régions du Nord doivent se mettre en première ligne dans ce combat de longue haleine qui requiert des « travailleurs qualifiés appliqués, persévérants et animés d’une grande détermination à vaincre l’adversité« . Il a sollicité l’accompagnement des partenaires techniques et financiers en vue du financement des projets. Le gouvernement, pour sa part, s’engage à créer les conditions permettant de valoriser avec cohérence les ressources que drainera ce nouveau contrat de coopération. Le chef du gouvernement a invité chacun au dépassement de soi. « Pourquoi tant de souffrances endurée tant de malentendus entretenus alors que l’histoire, le sol le sang et une grande ambition commune nous condamne à vivre ensemble ?« , s’est interrogé Ousmane Issoufi Maïga. Et le Premier ministre de poursuivre : « la volonté de puissance est inhérente au statut de l’État. N’entreprenons aucun geste qui nous éloigne de la réalisation des objectifs de construction nationale et de développement. Regardons l’avenir avec optimisme« .

Auparavant, le chef du gouvernement avait critiqué certaines personnes peu au fait des réalités maliennes et qui se plaisent à dénoncer « l’irrédentisme touareg ». Un phénomène, a-t-il jugé, qui ne saurait se développer dans ce pays où la communauté de rêve (malgré quelques différences de modes de vie) demeure une valeur bien partagée comme par le passé.
Les partenaires techniques et financiers ont tous manifesté leur disponibilité à accompagner la mise en oeuvre de l’Accord d’Alger. Certains ont marqué leur intention de financer des projets inclus dans le programme.

Envoyé spéciaux

B. COULIBALY

A. SISSOKO

LA PAIX, UNE VOLONTÉ COMMUNE

L’un des moments les plus symboliques de la cérémonie de clôture du forum de Kidal sur le développement des régions du nord aura été l’intervention du président de l’Alliance pour la démocratie et le changement, Iyad Ag Ali. Dans un discours teinté d’une grande humilité, il a exprimé au président Amadou Toumani Touré les remerciements des ex-insurgés, pour son attachement aux idéaux de paix et aux vertus du dialogue. Il s’est dit convaincu que la paix ainsi retrouvée favorisera le développement des régions du nord du pays.

Après donc le retour des ex-insurgés à Kidal, il y a une quinzaine de jours, et la remise des armes et véhicules qu’ils avaient emportés, voilà donc que Iyad Ag Ali confirme la volonté de l’Alliance de faire véritablement la paix.

Le président Touré a salué l’engagement de toutes les populations pour la paix et la sécurité et a, à son tour engagé le président de l’Alliance démocratique pour le changement à s’impliquer pour le renforcement du climat de paix. Comme il l’avait déjà souligné à maintes reprises, le chef de l’État a rappelé que dans le Mali d’aujourd’hui, nul n’a besoin de prendre les armes pour se faire entendre. Nombre d’instances sont disponibles pour exprimer ses préoccupations, comme par exemple l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales ou encore les assemblées régionales. Il a remercié le facilitateur algérien pour tous ses efforts d’accompagnement ainsi que les partenaires techniques et financiers pour leur sollicitude envers notre pays.

Des motions de remerciements ont été adressées au chef de l’État pour sa clairvoyance dans la gestion de cette affaire, aux autorités administratives et politiques, aux populations de Kidal, aux partenaires techniques et financiers et aux autorités algériennes.

B. C et A. S

PRIORITÉ AU DÉSENCLAVEMENT


Le Programme décennal de développement des régions du Nord prévoit des actions prioritaires, notamment en matière de désenclavement.

Il s’agit de la construction et de la réhabilitation des axes Gao-Bourem-Kidal-Tessalit-frontière algérienne, la route Gao-Bourem-Rharous-Tombouctou-Goundam-Nampala-Niono, la route Kidal-Menaka-Ansongo, la route Nianfunké-Léré-frontière mauritanienne via Néma, la route Tombouctou-Bambara Maoudé-Douentza, la voie Tombouctou-Rharous-Gossi ainsi que l’axe Tonka-Korientzé-Konnan et la réhabilitation de la route Ansongo-Menaka-Andéraboukane.

Des actions vigoureuses sont prévues en matière de navigation fluviale : l’acquisition de bateaux et barges à faible tirant d’eau, le dragage du fleuve Niger et la protection de ses berges. Au titre du transport aérien, les actions stratégiques concerneront la réhabilitation ou l’extension des aéroports de Tombouctou, Gao et Tessalit, la construction d’un nouvel aéroport à Kidal. Il est prévu l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires pour l’adduction d’eau potable et l’alimentation des équipements aéroportuaires. En matière de télécommunication, le concret est déjà là avec la station régionale de l’ORTM dont la première pierre a été posée samedi par le président de la République, Amadou Toumani Touré (voir article en page 3).

Selon le Programme, tous les chefs-lieux de cercle des régions du nord devraient être dotés de liaisons téléphoniques. La maîtrise de l’eau, l’assainissement et le développement des énergies ont aussi été retenus parmi les priorités.

Dans ce chapitre, il est prévu de mettre en valeur les ressources en eau de surface et souterraine et d’étendre la desserte en électricité à des agglomérations urbaines et aux centres ruraux importants.

Le barrage hydro-électrictrique de Taoussa dont le financement est déjà acquis devrait faciliter les progrès. Et ce projet sera accompagné par une valorisation des énergies renouvelables.

Les réalités de la zone imposent aussi d’aménager des mares et oasis à multiples usages à travers la construction de mini barrages de retenue d’eau dans les oueds. Des forages et des puits pastoraux seront aménagés.

La construction de puits à grands diamètres, l’adduction d’eau des grandes agglomérations, la promotion des installations solaires et éoliennes avec système de maintenance et de réparation font partie des actions retenues.

La sécurité alimentaire à laquelle contribuent également les activités agro-sylvo-pastorales est prioritaire. Elle passe par l’aménagement des terres, la bonne organisation des filières ainsi que l’organisation et le renforcement des capacités des acteurs dans la lutte contre la malnutrition.

L’augmentation des superficies aménagées aura des résultats positifs sur la gestion décentralisée des crises alimentaires. Des périmètres irrigués villageois seront aménagés dans la vallée du fleuve Niger. Parallèlement les plaines du Tilemsi et du Temesna seront mises en valeur.

Autres actions prévues : la promotion de l’agriculture oasienne, l’aménagement et la protection des plaines à fonio sauvage, le développement de l’élevage des espèces animales à cycle court, l’aménagement des bourgoutières et la culture d’autres espèces fourragères, l’aménagement des parcours pastoraux.

Le programme décennal prévoit également la lutte contre l’ensablement, l’aménagement de zones industrielles dans les capitales régionales, la promotion des petites et moyennes entreprises, l’extension des services sociaux de base. Aucun domaine n’a été négligé puisque des infrastructures valorisant l’architecture avec les matériaux locaux de construction sont prises en compte.

Bien entendu en conformité avec les besoins et habitudes des populations de ces régions. Même des programmes déjà existant comme le PRODEC et le PRODESS devraient connaître un coup d’accélérateur dans leur exécution dans les régions concernées.

B.C.

Kidal : L’AVENIR EN CHANTIERS

Inauguration d’une boulangerie moderne et d’un centre de santé de référence, pose de la première pierre de la station régionale de l’ORTM et lancement du PIDRK, la journée du président Touré aura été des plus chargées
En marge des cérémonies de clôture du forum, le
président de la République Amadou Toumani Touré a mené, à Kidal, une série d’activités liées au développement. Il a d’abord coupé le ruban symbolique d’une boulangerie moderne dont l’ouverture met fin à l’approvisionnement de la ville en pain à partir de boulangeries artisanales.
Grâce à un financement de 50 millions de Fcfa de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej), la nouvelle boulangerie possède une unité de production, un guichet et plusieurs points de vente en ville, a indiqué le promoteur, M’Barek Ag Ahmed.

3,662 MILLIARDS FCFA :

Le chef de l’État a ensuite inauguré un centre de santé de référence. En consacrant plus de 1,4 milliard Fcfa à la construction de cet équipement, les pouvoirs publics démontrent leur engagement à atteindre les objectifs du Prodess.

Ce centre regroupe une maternité, des salles de consultation, d’hospitalisation, de radiologie, d’échographie, d’ophtalmologie, un cabinet dentaire, une morgue, un bloc des entrées, un magasin de stockage et de vente de médicaments et un bloc administratif. La cour est aménagée avec un réseau de voirie et la structure, entièrement clôturée, est dotée d’un forage équipé d’un château d’eau de 10 m3. Le laboratoire et les logements pour les cadres et le personnel d’appui ont été réhabilités.

L’équipe médicale malienne en place est constituée de 3 médecins, 3 techniciens supérieurs de santé, 5 techniciens de santé, une sage-femme, 5 infirmières obstétriciennes, 1 technicien sanitaire et de labo, 1 comptable. Elle est renforcée aujourd’hui par une brigade médicale cubaine de 8 membres. Bientôt le centre recevra 3 nouveaux agents dont 1 ophtalmologiste et 2 infirmiers d’État.

Ces infrastructures ont été financées à 60 % par le budget national et 40 % par la coopération canadienne. Les travaux de branchement d’eau et d’électricité ont coûté environ 65 millions de Fcfa. Quant aux équipements, ils sont estimés à près de 441,7 millions de Fcfa. Cet important investissement vient prendre place dans un dispositif qui se densifie progressivement dans la région.

De 2004 à 2006, pour le renforcement des infrastructures sanitaires, l’État a investi 3.662.503.425 Fcfa. La région de Kidal compte aujourd’hui 3 centres de santé de référence, 9 Cscom et 5 postes de santé avancés. Le bloc opératoire de Tessalit vient d’être équipé par « Médecins du monde » et sera bientôt fonctionnel.

DEUX OBJECTIFS :

Le président Touré a posé la première pierre de la station ORTM de Kidal. Elle sera opérationnelle dans 8 mois et visera 2 objectifs principaux aussi importants l’un que l’autre, a rappelé le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo. Le premier sera de fournir aux populations de la région des programmes radio dans lesquels elles se retrouveront entièrement, des programmes reflétant les spécificités de la région et fortifiant les liens de fraternité entre les différentes communautés.

Le second objectif, dira le ministre, est d’assurer une présence renforcée et de meilleure qualité de Kidal sur les antennes nationales, notamment au niveau de la télévision. En effet, les moyens de production qui seront installés permettront d’approvisionner régulièrement la maison mère à Bozola aussi bien en éléments d’actualité qu’en magazines de toute nature, s’est félicité le ministre Drabo.

Notons que les pouvoirs publics ont consenti un effort particulier pour l’édification de la station régionale de Kidal. Celle-ci s’est, en effet, pliée aux spécificités mêmes de Kidal. La très grande étendue de la région et la faible densité de la population ont conduit l’ORTM à écarter un schéma de multiplication de stations de faible puissance et de portée limitée. L’office a choisi de renforcer substantiellement l’infrastructure régionale pour que celle-ci ait une portée maximale et touche le plus grand nombre possible de personnes.

Ainsi la future station sera dotée d’un mât d’antenne de 150 mètres (au lieu des 100 mètres usités), d’un émetteur de 10 kw (au lieu des 5 habituels) et d’antennes VHF à large bande et à grand gain. Le rayon de couverture sera ainsi porté à 150-180 kilomètres. L’ORTM a également prévu un matériel numérique de reportage radio et télé plus important pour pallier les pannes éventuelles.

Il mettra en place la possibilité de relier à terme la station régionale au studio central de Bamako par satellite ou par fibre optique. Une dotation importante de matériel de dépannage et de maintenance sera enfin assurée, a indiqué Gaoussou Drabo. Le coût de la réalisation de la station se montera à 1,11 milliard de Fcfa entièrement financés sur le budget national.

REINSERTION DES POPULATIONS DEPLACEES :

Avant de regagner Bamako, Amadou Toumani Touré a procédé au lancement officiel du Programme intégré pour le développement de la région de Kidal (PIDRK). Celui-ci démarre tout juste à la fin du Programme de sécurité alimentaire et des revenus dans la région (PSARK).

Le commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, a rappelé, à cette occasion, les principales réalisations de ce programme de près de 10 milliards de Fcfa exécuté de 1990 à 2006 et qui a ouvert de nombreux chantiers de creusement de puits et forages, d’aménagement de mares et périmètres maraîchers, de construction d’infrastructures scolaires et de santé. Il a aussi permis la réinsertion des populations déplacées après les différentes sécheresses.

Le chef de l’État s’est montré satisfait des efforts fournis pour doter Kidal d’infrastructures de développement. Au centre de santé de référence, il a admiré l’architecture du bâtiment, le plateau technique et le site de la structure sanitaire. Le président Touré a réitéré sa reconnaissance au gouvernement canadien qui a aidé à réaliser le centre et adressé ses remerciements au président Fidel Castro pour le dynamisme de la coopération Mali-Cuba dans le domaine de la santé. Il a appelé à l’entretien et à la propreté des équipements et à une bonne fréquentation du centre.

« La boucle est bouclée » s’est félicité ATT en commentant la réalisation des stations régionales de l’ORTM. La station de Kidal survient après celles de Koulikoro, de Tombouctou et de Gao dont les premières pierres ont été posées en septembre et octobre dernier. Les sommes évoquées par le commissaire pour le PIDRK, sont particulièrement importantes, mais a réagi le président Touré, « les cibles sont celles qui constituent nos préoccupations« .

L’espoir renaît à Kidal, a-t-il constaté en soulignant que « personne ne pourra dire que le Mali a oublié Kidal« . Personne, à commencer par la jeunesse de la région qui a reçu un important lot de matériel sportif des mains du président Touré.

S. DOUMBIA

L’Essor du 27 mars 2007.