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La rencontre autour des nouveaux instruments de la gouvernance mondiale, l’interaction entre les marchés financiers, les agences de notation et l’Etat, la construction des capacités nécessaires au développement du continent

jpg_forum-3.jpgLa 12ème édition du Forum de Bamako s’est ouverte hier à l’hôtel Radisson sur le thème : « Quel Etat pour l’Afrique au 21ème siècle ». L’ouverture des travaux était présidée par le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Elle s’est déroulée en présence de l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, et du président de la Fondation du forum, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé. Le Forum de Bamako est un espace d’échanges et de confrontation des idées pour le développement du continent africain.

Il est également un espace de réflexion de haut niveau sur l’avenir de notre continent. Il se fixe comme objectifs de favoriser le métissage de connaissances et le partage des savoirs dans une approche participative. Les travaux ainsi que les réflexion générés par la Fondation du forum sont mis à la disposition d’un large public par divers canaux : internet, articles de presse, comptes rendus et débats radiodiffusés, télévisés et publications.

La rencontre qui dure trois jours regroupe plus de 200 participants venus d’Afrique et du reste du monde. Ils mêlent décideurs publics, professionnels des secteurs public, parapublic et privé, universitaires africains et occidentaux. Les représentants de la société civile et des médias, les partenaires au développement, les institutions internationales et organisations non gouvernementales (ONG) et les étudiants y participent également. Les débats tourneront autour des nouveaux instruments de la gouvernance mondiale, de l’interaction entre les marchés financiers, les agences de notation et l’Etat, de la construction des capacités nécessaires au développement de notre continent.

La recherche et l’innovation indispensables à tout processus de développement et de croissance économique, la gouvernance locale, le processus de décentralisation et le leadership des hommes politiques africains et de l’administration de l’Etat seront aussi discutés. Les débats seront animés par d’éminentes personnalités, comme Kabiné Komara, Ahmedou Ould Abdallah (diplomate mauritanien), Achille MBembe (historien et politologue), Ousmane Sy (ancien ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales), Moussa Mara (maire de la commune IV), Celestin Monga (économiste), Octave Jokung Nguena (professeur) et Hervé Sérieux (France).

L’ancien Premier ministre guinéen a témoigné et partagé sa riche expérience de la gestion du pouvoir à l’ère de Moussa Dadis Camara. « Si les responsables politiques souhaitent être écoutés et avoir la confiance du peuple, ils doivent concrétiser les discours tenus devant le peuple, accomplir leur devoir civique comme celui-ci », a-t-il expliqué. Le président du forum a, lui, justifié le choix du thème par le fait que l’Afrique a une croissance économique faible.

Ce forum, estime, Modibo Sidibé, incite nos États à réfléchir sur leurs attentes et à chercher des voies et moyens pour bâtir une Afrique durable. Pour cela, il faut construire les capacités politiques de l’Afrique et contrôler les territoires de la bande sahélo-saharienne. Modibo Sidibé a enfin assuré qu’une solution durable et définitive sera trouvée pour mettre fin aux conflits en Afrique en général et ramener la stabilité au Nord de notre pays. « Le mérite du forum est de nous faire renouer avec les débats et la confrontation des idées sans jugement de valeur, complexe, mais aussi sans repli sur soi », a estimé Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé.

Le chef du gouvernement a défini la rencontre comme un espace où l’Afrique s’approprie son débat, se dévoile à elle même et au monde à travers le métissage des compétences pour l’efficacité de l’action. A travers cette rencontre, conclut le Premier ministre, la Fondation du forum contribue à mettre en exergue les atouts de l’Afrique qui doit s’imposer dans le peloton des nations. Les travaux du forum se poursuivent au pôle universitaire, Amadou Hampaté Ba à l’ACI 2000.

Vendredi 17 février 2012, par Sidi Yaya Wagué