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Présidant la commission de bons offices pour le retour de l’administration à Kidal, le président du Haut conseil islamique du Mali  a eu un premier contact la semaine dernière  avec  les chefs de tribus, des notables, des leaders religieux, des cadres et des responsables militaires de la région.

Ce déplacement de Mahmoud Dicko est loin d’avoir fait progresser les choses. Bien au contraire. Forts de leurs dernières victoires militaires sur leurs frères ennemis du Gatia, les ex-rebelles ont posé de nouvelles conditions pour le retour de l’Etat dans la Capitale de l’Adrar des Ifoghas  notamment la désignation d’un nouveau gouverneur et l’exclusion des combattants du Gatia des futures patrouilles dans la région.

Forts de leurs dernières victoires militaires sur leurs frères ennemis du Gatia, les ex-rebelles ont posé  notamment la nomination d’un nouveau gouverneur de région au prétexte que  « l’actuel gouverneur est trop proche du Gatia, le Groupe d’autodéfense des touareg de la tribu des Imghads ».

Ils ont également demandé l’exclusion des combattants du Gatia des futures patrouilles dans la région en résumant   la composition du Moc, le Mécanisme opérationnel de coordination à 200 éléments de l’armée malienne, et 200  des leurs.
Enfin, après avoir soutenu le projet de révision constitutionnelle,  les leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad exigent désormais que  la future Loi fondamentale  prenne  en compte les Accords d’Alger.

Sans nul doute, le président du Haut conseil islamique du Mali retournera rapidement dans les prochains jours avec les réponses du gouvernement à ces nouvelles exigences des ex-rebelles.

M. D.

L’Indicateur du Renouveau du 31 Juillet 2017