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Le président du Front pour la Démocratie et la République (FDR) Ibrahim Boubacar Kéïta est sorti de son silence, le mercredi 10 octobre, pour signer une déclaration politique dans laquelle il émet des réserves, voire des inquiétudes devant la «composition du gouvernement où les partis politiques ont été méprisés».

Composé le mercredi 3 octobre, le tout nouveau gouvernement dirigé par Modibo Sidibé a d’énormes défis à relever, notamment la crise du nord et celle de l’école malienne, sans oublier la vie chère qui commence à étouffer les Maliens. Avec les hommes et les femmes d’horizons divers, ayant des compétences avérées au sein de l’attelage gouvernemental, nombreux sont nos compatriotes qui croient que le deuxième quinquennat du président ATT est bien parti. Mais tel est loin d’être le point de vue du Front pour la Démocratie et la République (FDR) présidé par IBK (voir ci-contre sa déclaration).

IBK et les siens (PARENA, RPM, Convergence 2007, CDS, l’ADJ…) «s’étonnent de la nomination d’un officier général de police qui, de par son statut et sa formation n’est sûrement pas le plus qualifié pour conduire l’approfondissement de la démocratie dont le Mali a aujourd’hui besoin. Le FDR exprime ses vives inquiétudes devant la composition du gouvernement où les partis politiques ont été méprisés. Il doute que ce gouvernement soit à la hauteur des défis auxquels le pays est confronté».

Le FDR, qui inscrit toutes ses actions dans le cadre d’une opposition «responsable et constructive», est bien dans son rôle.
Cependant, a-t-il raison de prendre ses distances vis-à-vis de l’équipe Modibo Sidibé ? Ses inquiétudes sont-elles bien fondées ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les mécontents dans les partis politiques sont assez nombreux notamment à l’URD (avec 29 députés, ce parti a deux ministres, le même nombre que le CNID qui n’a que, 7 élus) au MPR (la non reconduction du président Choguel Maïga malgré son bilan élogieux fait grincer des dents) au PSP (un RDA remplace un PSP au même poste. Les vieux souvenirs se réveillent).

S’y ajoute le grand regret de l’UDD de Me Hassane Barry qui a été complètement ignorée dans la formation du nouveau gouvernement alors même qu’il a plus d’élus que plusieurs partis qui y sont présents.

Sans compter le mécontentement généralisé de la jeunesse malienne dans tous ses compartiments qui s’est dit indignée de l’absence d’un jeune dans l’équipe Modibo Sidibé.
Ces différents griefs constituent, à n’en pas douter, un motif d’embarras pour Modibo Sidibé qui a l’impérieux devoir de mettre tout le monde en confiance et de solliciter leur accompagnement pour relever les défis auxquels notre patrie est confrontée.


Chahana TAKIOU



Déclaration du FDR sur la situation politique nationale

L e Front pour la Démocratie et la République (FDR) se réjouit de la formation d’un bloc d’opposition constitué du FDR (Parena et RPM) et du SADI.

Il salue la victoire du fait majoritaire à l’Assemblée nationale à travers l’élection au perchoir du candidat du parti qui a recueilli le plus grand nombre de députés.

Il s’étonne de la nomination d’un officier général de police qui, de par son statut et sa formation, n’est sûrement pas le plus qualifié pour conduire l’approfondissement de la démocratie dont le Mali a aujourd’hui besoin.

Le FDR exprime ses vives inquiétudes devant la composition du Gouvernement où les partis politiques ont été méprisés.

Il doute que ce Gouvernement soit à la hauteur des défis auxquels le pays est confronté.

Enfin, au moment où le fait partisan est malmené, le FDR exprime sa solidarité agissante aux cadres et militants des autres partis et les convie au sursaut salvateur.

Bamako, le 10 octobre 2007

P/Le FDR

Le Président

El Hadj Ibrahim Boubacar Kéïta

15 octobre 2007.