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Le conflit entre bérets rouges et béret verts est désormais classé dans les oubliettes. Les deux corps de l’armée nationale se sont donnés pardon hier au cours d’une cérémonie présidée par le président de la République.

jpg_une-1880.jpgLe mercredi 26 juin, aux enivrons de 16 h, le capitaine Amadou Haya Sanogo, le président du Comité militaire de suivi de la reforme des forces de sécurité et le lieutenant Moussa Traoré, commandant de compagnie du 33e régiment des commandos parachutistes de Djicoroni Para se sont serrés les mains en se donnant des accolades. Ce geste en guise de pardon mutuel s’est déroulé devant le président de la République, Dioncounda Traoré. D’autres personnalités étaient présentes, en l’occurrence, le Premier ministre Diango Cissoko, des membres du gouvernement, des présidents des institutions, des leaders religieux. Cette cérémonie solennelle met fin à la divergence entre ces frères d’armes qui dure depuis le 30 avril 2012 date de leurs accrochages.

Amadou Haya Sanogo a fait savoir que cette réconciliation est sincère. Il a ensuite demandé pardon au peuple malien. « Il y a quelques mois, des incompréhensions et des divergences de points de vue, délibérément amplifiées par certains avaient opposé ceux qui par le devoir et la fraternité d’armes doivent demeurer ensemble comme un seul homme pour défendre la mère patrie« , a regretté Amadou Haya Sanogo. Il a ajouté que tout cela n’était qu’un incident de parcours.

« Nous avons souhaité demander pardon à l’ensemble des Maliens. Un pardon sincère que nous adressons à l’endroit du peuple ainsi qu’a toute autre personne affectée par ces événements malheureux survenus entre militaires« , a indiqué le capitaine Sanogo.

Le président Dioncounda Traoré a pour sa part exprimé sa joie de voir les frères d’armes réconciliés. Il a indiqué que toutes les personnes détenues dans le cadre de ce contentieux recouvreraient la liberté.

Sidiki Doumbia

Les Echos du 27 Juin 2013