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Aujourd’hui, il ne fait aucun doute qu’entre les acteurs du ballon rond, la raison est en passe de prendre le dessus sur la passion. En effet, tout le monde est en train de prendre conscience des enjeux d’une qualification malienne à la Coupe du Monde, surtout quand on sait que le Mali évolue dans un groupe où le coup est vraiment jouable.

A entendre les uns et les autres, on se rend compte que chacun n’a qu’un seul souci et un seul mot d’ordre : une qualification des Aigles à la Coupe du Monde. Mais pour atteindre cet objectif, il faut l’unité, l’entente et la cohésion des cœurs et des esprits des acteurs sportifs de tous bords, pour que le rêve malien puisse se concrétiser.


Aller obligatoirement vers un consensus

Le Mali s’apprête à entrer de plein fouet dans les éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010, le 28 Mars 2009 à Khartoum, face au Soudan. Du coup, selon certains observateurs pensent que ce 28 Mars, un bon match ouvrira sans doute, aux Aigles, la voie à une qualification à la Coupe du Monde, sans pourtant minimiser les autres matches, notamment elui à domicile face au Ghana et au Bénin.

Si les yeux sont braqués sur le 28 Mars, on ne peut cependant pas ignorer les échéances du renouvellement du bureau fédéral à la fin du mois de Juin. Aussi, pour éviter des perturbations fâcheuses pour l’équipe nationale, il est impérieux que tous les partisans et adversaires aillent au consensus, en vue d’aborder ces éliminatoires dans la plus grande sérénité.

Aujourd’hui, l’idée d’aller à un consensus se fait sentir, tant du côté du bureau fédéral que celui des adversaires. Et du côté de la FEMAFOOT, on tente, par tous les moyens, d’opter pour un consensus. D’ailleurs, lors de la signature d’un partenariat entre la SOTELMA et les Ligues de football du Mali, par la voix du 2è vice-président de la FEMAFOOT, le Colonel Baba Diarra avait invité tous les fils du pays soucieux du devenir du football au consensus et à l’unité.

“Personne n’est contre le consensus. Et qui peut refuser cela, si réellement on aspire au devenir du football malien? Mais je tiens à rappeler que le consensus se fera par rapport aux forces en présence. Mais pour le moment, c’est le match des Aigles face au Soudan qui doit être la préoccupation majeure de tous les acteurs du ballon rond ”, a déclaré un acteur du sport-roi.

Aujourd’hui, il est de l’intérêt de tous d’aller au consensus pour que la stabilité revienne enfin. Sinon, à l’allure où vont les choses, et avec des séquelles aussi fortes, la victoire d’une seule tendance ne pouvait qu’empirer la situation déjà chaotique. Surtout que tout le monde est unanime à convenir qu’avec la victoire de l’une ou l’autre, ce sera toujours l’instabilité chronique de notre football.

“Nous sommes conscients que parmi des gens du camp d’en face, il existe des gens valables, compétents et intègres. Nous sommes ouverts à eux, et ils ont leurs places parmi nous. Mais seulement, qu’ils acceptent le consensus autour du candidat du bureau fédéral”, a déclaré un proche de la FEMAFOOT.

Quant à ce proche d’un opposant au bureau fédéral, il est parfaitement d’accord avec le consensus prôné. “Nous nous réjouissons de la qualité que l’actuel bureau fédéral nous reconnaît. Nous acceptons de venir au consensus, mais pas avec des gens qui n’ont aucune notoriété, aucune crédibilité, et mieux, qui n’ont aucun club ni aucune ligue derrière eux”, a-t-il indiqué.

Comme on le constate donc, si autrefois la position du bureau fédéral et celle des adversaires potentiels étaient radicales, force est de reconnaître qu’elles tendent aujourd’hui vers une certaine souplesse. Ce qui augure certainement de lendemains meilleurs, pour les Aigles d’abord, ensuite pour le football malien.

“Il est temps que chacun abandonne son orguei en faisant fi des considérations inutiles. Ces querelles de personnes et ces méchancetés gratuites qui ont caractérisé notre football, ces dernières années, ne nous ont apporté que misères et désarroi. Il est temps que l’on sache que tant qu’il n’y pas de paix et de communion, on n’ira nulle part. Notre crédibilité et notre respect à l’extérieur dépendent en grande partie de l’entente de tous, même si nos idées divergent sur certaines questions”, a déclaré un observateur averti de la scène sportive.

Espérons que ce nouveau vent du consensus sera concrétisé après le match Soudan-Mali pour le bonheur du public sportif qui a tant souffert. “Si réellement le bureau fédéral et l’ensemble des autres adversaires arrivent à mettre un bureau consensuel en place, ce sera l’un des plus gros cadeaux qu’ils vont offrir au public malien. Une chose est sûre, qu’on le veuille on pas, il y a des responsables compétents et dévoués dans les deux camps”, a déclaré un fan du ballon rond.

L’annonce de la candidature de Moussa Konaté du COB est peut être une manière, pour lui, d’être mieux considéré. Ou alors l’homme tente de diviser ou de casser le consensus qui se profile à l’horizon. “En âme et conscience, Moussa Konaté sait que sa candidature a pour but de semer la zizanie. Et qu’il sait pertinemment qu’il est seul ; ou bien il veut se servir de certains avec des promesses irréalistes. Mais cela ne passera pas. Au moment où tout le monde pense au consensus, lui, il se désolidarise. On ne sait pas ce qu’il veut”, a souligné un autre.

Sadou BOCOUM

23 Mars 2009