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Entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération malienne de football, la rupture serait déjà consommée. C’est du moins ce que croient savoir certains proches collaborateurs du département de la Jeuness e et des Sports.

Selon certaines indiscrétions auprès du MJS à Kigali, le ministre Hamane Niang est très amer contre l’équipe de Salif Kéita, président de Malifoot. Il est reproché à l’instance dirigeante du football malien de n’avoir pas pris au sérieux la phase finale de la Can des juniors parce qu’aucune des autorités de premier plan de la Fédération n’était présente au Rwanda.

A cette campagne, importante dans la vie de toute association de football soucieuse du devenir et de l’avenir de sa discipline, ni Salif Kéita, ni un vice-président a fortiori le secrétaire général n’a songé effectuer le voyage de Kigali. Ils ont préféré déléguer des « seconds couteaux ». Il s’agit du trésorier adjoint Alou Aya, d’un membre de la Commission Vieux Makan Kéita et le chargé des compétitions internationales, Moussa Kanouté, en plus du DTN, le coopérant technique Joachim Fickert.

A Kigali, le MJS était orphelin des dirigeants du football national à l’opposé de ses homologues d’autres pays dont les fédérations étaient dignement représentées. Salif qui voyage rarement, le vice-président Karounga Kéita plus préoccupé par son club, qui prépare la campagne africaine, le colonel Boubacar Diarra, le secrétaire général, Yacouba Traoré et l’administrateur ayant choisi de rester à Bamako.

Cela ne pouvait pas être du goût du ministre Niang, dont la franche collaboration et la largesse n’ont pas fait défaut à Malifoot notamment ses appuis lors des voyages de nos équipes nationales. Il s’attendait tout au moins au soutien de ses « alliés » aux Aiglons. La déception fut donc grande. Et à coup sûr, le ministre Niang songera à tirer les choses au clair.

Face à la situation, un responsable camerounais, pour dénoncer le comportement des responsables actuels de notre football, avait laissé entendre que si c’était le cas chez eux, la Fécafoot allait sévir. Pourtant Malifoot n’était pas à une première puisqu’il y a quelques mois lors de la Can féminine en Guinée équatoriale, le scénario était identique.

Selon nos sources, Salif n’aime pas voyager, le colonel Boubacar Diarra n’a semble-t-il pas été approché et le secrétaire général, Yacouba Traoré, qui figurait sur la liste de la délégation, a décliné l’offre en raison de ses relations tendues avec le coach.

Il faut souhaiter que le temps de la colère passé, les deux supports de notre sport roi reprennent et renforcent leurs relations.

Boubacar Diakité Sarr

27 Janvier 2009