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Pour la fête de la Tabaski, la Fondation Partage a distribué pas moins d’une trentaine de bœufs entre des nécessiteux de Kati et Bamako. Cette distribution est une vieille habitude à la Fondation car, depuis des années, Mme Adame Ba Konaré a décidé de faire en sorte que la Tabaski soit vraiment une fête collective, que personne n’en soit exclue.

C’est d’ailleurs ce qu’ont exprimé les jeunes du Centre d’écoute. Ces jeunes de la rue, récupérés par l’action sociale, étaient comme des orphelins dans leur cour ce mardi, jour de fête, quand tout Bamako mangeait la bonne viande.

A la vue du bœuf, ils n’ont pas pu cacher leur joie car personne d’autre n’avait pensé à eux. Ces exemples pathétiques se multiplieront à souhait dans la plupart des lieux où la Fondation Partage a apporté la viande pour la fête.

La veille de la Tabaski, la Fondation Partage a donné de la viande à une vingtaine d’organisations caritatives de la capitale et de Kati.

Parmi les heureux bénéficiaires, on peut citer les hôpitaux du Point G, Gabriel Touré et Kati, la Prison centrale, les centres des femmes et des mineurs de Bollé, l’Umav, Caritas, Enda, Mali-Enjeu, « Oasis », l’Association des femmes fistuleuses de Point G, l’Association Raoul Follereau de Djikoroni, les malades blanchis de Samaya…

Le jour de la fête, la distribution a surtout eu lieu dans les mosquées des communes de Bamako et à l’association des personnes vivant avec le VIH/Sida et le Centre d’écoute et d’orientation des enfants en situation difficile.

Les témoignages des bénéficiaires ont été à la hauteur des attentes : « Nous ne sommes pas surpris par ce geste : c’est ce à quoi la Fondation nous a toujours habitués », a affirmé un imam, avant de formuler des bénédictions à l’endroit de la Fondation et de sa présidente.

Les enfants, les prisonniers ou les pensionnaires feront de même à chaque étape, souvent avec d’autres doléances pour « celle qui a toujours pensé à nous », mais toujours avec de la joie non feinte.

Alexis Kalambry

SAMAYA

SOS pour les malades de la lèpre

La distribution de la viande de la Fondation Partage a permis de mettre à jour une grande misère qui existe à la porte de Bamako. A Samaya, il existe un camp de lépreux qui dépasse, de par la misère qui y règne, toute la compréhension humaine et qui devrait heurter la conscience des uns et des autres.

Dans ce camp vivent des lépreux qui n’ont même plus de moignon pour saisir quelque chose ou manger d’eux-mêmes. Ils sont assistés par une personne qui a la responsabilité de les laver et de leur donner à manger.

Dans ce lieu, le bœuf apporté par la Fondation Partage a été accueilli comme un don du ciel et au vu de la joie sur ces visages déformés par la maladie, il apparaît comme une interpellation à faire plus.

A. K.

12 janvier 2006.