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Pour non paiement des frais d’organisation du concours d’entrée à la fonction publique en 2006, le syndicat de la fonction publique menaçait de boycotter tout le processus de recrutement de cette année. Un terrain d’entente, semble-t-il, a été trouvé de justesse lundi.

Sept mois après le concours d’entrée à la fonction publique, les agents de la direction nationale de la fonction publique n’avaient toujours pas perçu la totalité des frais d’organisation et autres indemnités.

D’où la colère de ces fonctionnaires chargés de l’organisation matérielle du concours d’entrée à la fonction publique : de la réception des dossiers de candidature à la proclamation des résultats en passant par l’aménagement des salles d’examens, la surveillance des épreuves, le dépouillement des copies, le relevé des notes…

« Nous avons terminé avec tout ce travail depuis février 2007. Mais, jusqu’à présent, nous attendons le versement de nos sous. Grâce à l’implication du syndicat auprès du ministère de l’Economie et des Finances, nous avons pu avoir une première tranche. Le reliquat est toujours dans le circuit », explique Hamed Mohamed Kounta du syndicat.

Le reliquat s’élèverait à des millions de F CFA. « La direction nationale de la fonction publique et la direction administrative et financière se jettent mutuellement la responsabilité du retard dans le payement de cet argent », ajoute M. Kounta.

Ce qui a provoqué l’ire des agents qui, au cours d’une assemblée générale le jeudi dernier, ont tapé du poing sur la table en menaçant de boycotter le concours de cette année, lancé le lundi dernier. Une menace prise au sérieux par le département de la Fonction publique.

Aux dernières nouvelles, le fonds a été déjà débloqué et les agents devront empocher leur dû, en principe, ce jeudi matin. Le dépôt des dossiers a déjà commencé et le concours débutera en octobre.

Au-delà de cette revendication, le syndicat a, aux dires de son secrétaire général, proposé à la direction certaines mesures pour faciliter l’organisation et le déroulement des examens dans les différents centres.

Il s’agit de voter le budget et de débloquer tous les fonds avant de lancer le concours, d’améliorer les conditions des agents superviseurs et de faire participer tous les conventionnaires aux missions à l’intérieur au lieu de les trier, d’après M. Kounta, « selon le bon vouloir du chef ».

« Nous négocions ces points avec la direction dans la mesure du possible. Pour le moment, elle n’a pas encore réagi », précise le secrétaire général du syndicat de la fonction publique.

Sidiki Y. Dembélé

23 août 2007.