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Ils étaient nombreux à postuler à la députation cette année. La plupart d’entre eux ambitionnaient de siéger à l’Assemblée Nationale pour des raisons pécuniaires et non la fonction parlementaire. Or, ces candidats ne dépensent pas beaucoup pour présenter leurs candidatures. Pour postuler à la députation, chaque candidat paie cinquante mille francs (50 000 F CFA) en plus de ses dossiers.

Or, les parlementaires de la législature sortante ont demandé l’augmentation des indemnités mensuelles de 300 000 F CFA (trois cent mille francs) à 500 000 F CFA et une prime forfaitaire individuelle d’équipement de dix millions (10 000 000 F CFA).

Il faut ajouter à cela les bons d’essence et mieux les primes de sessions fixées à environ 22 000 F CFA par jour. Il y a deux sessions ordinaires à l’Assemblée Nationale et chacune d’elles peut s’étendre jusqu’à deux mois, voire plus.

QUELLE SOMME FAUDRA-T-IL FIXER?

Ce qui explique que si la Cour Constitutionnelle validait le projet de lois pour l’augmentation des traitements pécuniaires des députés, ce serait un projet budgétivore pour l’Etat malien. Du moins pour compenser ce trou, l’Etat peut revoir à la hausse les frais de candidature de 50 000 F CFA à 100 000 F CFA ou 150 000 F CFA.

Si l’on prenait une telle décision, cela permettrait non seulement de gagner beaucoup d’argent, mais aussi d’éviter certaines candidatures farfelues. A noter que certains étaient candidats rien que pour amuser la galerie.

PREVOIR DES SYSTEMES DE COMPENSATION

La plupart de ces derniers étaient des candidats indépendants, notamment à Bamako. Il vaut mieux pour l’Etat de prévoir les systèmes de compensation du genre plutôt que que de tendre constamment la main aux partenaires de l’étranger.

Aussi, certains candidats gaspillent des sommes faramineuses lors des campagnes alors qu’au finish, ils ne sont pas élus. Au lieu de jeter de l’argent par la fenêtre, pourquoi ne pas envisager par exemple des projets qui pourraient générer de l’emploi pour les jeunes?

B.S

25 juillet 2007.