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Fondée en 1963 avec l’appui financier du père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita, la fonderie commerciale du Mali (FONCOMA) est l’une des premières usines de fonderie au Mali. De père en fils, c’est au tour de monsieur Kalifa Sacko d’emboiter le pas.

gif-fonderie.gifSise à la zone industrielle de Bamako, la FONCOMA est spécialisé dans le domaine de transformation de métaux.

Des ustensiles aux diverses pièces métalliques, en passant par des pièces de réchanges pour des machines ou véhicules, la FONCOMA fournit tant sur le marché national qu’international.

Le cuivre, le fer, le zinc, le bronze, le plomb, et l’aluminium sont les matières utilisées par monsieur Kalifa Sacko, actuel responsable de la FONCOMA

« L’idée de création de la FONCOMA vient d’une Coopérative initiée à l’ origine par Bourama kone, oumar kone, madou doumbia, amadou fane, sounkalo togola, Madani doumbia, et zoumana doumbia. Pour mieux appréhender le métier, le président Modibo Keïta les envoya suivre des formations en ce sens en Russie, a Dakar et au Ghana », explique Kalifa Sacko.

De simple forge artisanale, (marmites, fourneaux, écumoires, etc.) la FONCOMA, actuelle fonderie Sacko , vit une reconversion totale en matière de fabrication.
Devenant ainsi une semi industrie dans son domaine au Mali, la fonderie Sacko emploie présentement plus de 30 personnes dont 20 salariés et plusieurs apprentis. Pour le responsable , il s’agit de participer à la création d’emplois pour les jeunes MalienS.

En son temps, les fondateurs se limitaient qu’à la fabrication de marmites, fourneaux et autres ustensiles de cuisine. Kalifa Sacko, quant à lui, décida d’élargir les services de la FONCOMA. Primé par les Nations Unies à Addis-Abeba pour son invention de décortiqueuse de maïs, catégorie technologie des innovations et inventions, ce chef d’entreprise explique être fier du travail abattu depuis 45ans.

«Je peux affirmer que je suis l’un des premiers fabricants de pièces auto au Mali. La plus part de nos pièces sont importées et certaines personnes s’étonnent même de voir des pièces auto made in Mali ».

petit-garcon.gifLa fonderie n’intéresse pas que les grands : certains élèves, pendant les vacances, viennent apprendre le métier. « Je suis détenteur du DEF, et depuis six ans, je viens à la fonderie pour apprendre le métier tous les vacances . Je le fais de mon propre chef et je m’y plais bien. J’ai beaucoup appris et j’arrive tout seul à fabriquer certains objets ». « J’ ’exhorte tous les enfants de mon âge à apprendre des métiers pendant les vacances. Mieux vaut avoir plusieurs cordes à son arc » témoigne Mahamadou Coulibaly, élève en 10 ème.

Même si le métier de la fonderie nourrit son homme, Kalifa Sacko pense qu’il y a encore du chemin à faire . il rêve pour le Mali, il souhaite que la jeunesse Malienne s’intéresse et s’investisse dans la formation de fonderie, cela contribuera selon lui, non seulement à la réduction du chômage, mais sera également un frein à la délinquance juvénile.

Monsieur Sacko désire voir son entreprise devenir une grande industrie de production de divers articles adaptés aux besoins du marché national et sous régional. Il invite au passage les autorités compétentes à emboîter le pas de leurs prédécesseurs qui ont cru en la fonderie en son temps.

Maminata Coulibaly

24 Octobre 2018

©AFRIBONE