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Pour assurer le retour de Dioncounda Traoré, les Occidentaux, avec à leur tête la France, envisageraient de recruter une compagnie privée pour protéger le président de la transition afin qu’il exerce les pleins pouvoirs d’un président élu. Ils lorgneraient du côté de l’Afrique du Sud, pays où les compagnies privées de protection des VIP seraient parmi les meilleures.

Ce choix du pays de Nelson Mandela s’expliquerait par le fait que le contingent sera composé de Noirs. Car les Maliens, qui voient déjà mal une intervention de la CEDEAO, seront plus irrités de voir la protection de leur président assurée par des Blancs.

La prise en charge de la compagnie, sans nul doute, serait assurée par le budget national. Que d’hémorragie financière ?

BT : les professeurs du public exclus

La sanction inique du ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Adama Ouane, est tombée. Les professeurs, détenant les notes, sont exclus de la surveillance de l’examen du Brevet de technicien dont les épreuves démarrent ce matin. Mais dans l’application de cette sanction, il y a eu deux poids et deux mesures.

Si les détenteurs de notes ne surveillent pas à l’Académie d’enseignement de Bamako Rive gauche, à la Rive droite, la mesure frappe, à la surprise générale de tout le monde, les enseignants qui ne sont pas concernés par la rétention des notes. Ces derniers crient à l’injustice. Et accusent la directrice de l’Académie et son chef de division chargé des examens d’être les responsables de cette mesure arbitraire.
Selon certains, ils sont victimes des vérités crues que leurs dirigeants ont crachées au cours de la réunion dont l’ordre du jour portait sur les préparatifs des examens, à savoir la marginalisation des enseignants du public dans le processus des examens, la mauvaise organisation des examens, etc.

Pour d’autres, ils auraient un penchant faible pour l’argent facile, d’où la ruée vers les professeurs du privé, dont la plupart, n’hésitent pas à vendre leur âme au diable. Pourvu qu’ils restent dans la bonne grâce des deux responsables de l’Académie.

Presse malienne : 25.000 F CFA pour faire l’apologie de Ouaga II et promesses de conseillers

Au moment où les ennemis intérieurs du Mali discutaient avec leurs homologues de la CEDEAO au sommet de Ouaga II, la machine de propagande du Front pour la destruction de la République (FDR) s’activait à Bamako. Elle avait élu domicile dans un temple de la presse pour mieux tirer les ficelles. Il s’agissait, pour elle, de prendre contact avec certains scribouillards pour produire des articles à 25.000 F CFA et des promesses de conseillers à la présidence et des chargés de mission dans des ministères au cas où le gouvernement inclusif sera formé.

Pour tout lecteur qui a parcouru la presse, la semaine dernière, les thèmes des articles produits portaient exclusivement sur : le refus d’accueillir les chefs d’Etat de la CEDEAO par l’envahissement du tarmac de l’aéroport de Sénou, l’audit ne fait pas partie de la mission du Premier ministre, le général Siaka Sangaré a organisé l’élection présidentielle de la Guinée, Tièblé Dramé, a été médiateur dans la crise malgache.

Ces arguments devraient convaincre les Maliens de se départir de ce trait de caractère, qui rejette que leur sort soit discuté ailleurs. Une campagne médiatique à gros frais pour rien.

Sur le chemin de l’exil : un ancien ministre d’ATT met en vente sa résidence pour 600 millions de FCA et son champ à 150 millions de FCFA

Craignant pour sa vie et surtout de voir son dossier transmis à la justice, avec l’audit des institutions annoncé par le Premier ministre, un ancien ministre aurait mis ses biens en vente. Il s’agit d’une résidence, située dans le quartier résidentiel de Sotuba d’une valeur de 600 millions. Et d’un champ à Baguinéda (arbres fruitiers, animaux, autres aménagements). Prix de vente 150 millions.

Qui dit que le consensus en lieu et place de la vraie démocratie n’a pas profité ? L’ancien ministre aurait confié à certains qu’il quittera définitivement son pays dès que ces ventes seraient effectives.

Baba Dagamaissa, directeur de l’ORTM

Nous avons toujours dénoncé l’inexistence d’un plan de carrière à l’ORTM. La nomination d’un DG à Bozola défraie la chronique. Et pour cause ? Baba Daga est natif de Niafunké, un proche de Soumaila Cissé, président fondateur de l’URD. Baba Daga fut le chargé de mission de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Soumaïla Cissé.
Nommé directeur de l’ORTM, Baba Dagamaissa pourra difficilement se démarquer de son bienfaiteur.

L’Inter de Bamako du 18 Juillet 2012