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Lycée public de Kalabancoro (1) : Le proviseur licencie abusivement un gardien

M. Bagaga, connu pour ses frasques partout où il a servi comme responsable administratif, est de nouveau devant le feu roulant de l’actualité. Cette fois ci, l’acte, qu’il vient de poser, dépasse tout commentaire. Il aurait renvoyé, sans être son employeur, un de ses gardiens, sans préavis. Et, le proviseur l’aurait remplacé par un autre. Comme si, c’est lui qui l’a recruté ou qui recrute les gens. Le gardien est engagé par l’Assemblée régionale de Koulikoro, affecté au lycée public de Kalabancoro.

Quand le gardien a été informé de son licenciement abusif par le maître des lieux, il aurait réclamé ses droits. Réponse du proviseur : allez- y vous plaindre là où vous voulez ?


Lycée public de Kalabancoro (2)
: Branchement illégal d’une station de lavage au réseau d’adduction d’eau de l’établissement

Le chef administratif de cette école se croirait tout permis. Il aurait autorisé un jeune à brancher son aire de lavage de motos et de voitures au système d’adduction d’eau du lycée, moyennant quelque chose, nous a- t- on dit. Cette forme déguisée de privatisation ne profiterait qu’à l’homme qui se croit investi d’un pouvoir divin au lycée de Kalabancoro. Interpellé par les travailleurs de son établissement, le proviseur n’aurait trouvé d’autres mots qu’il est entrain d’aider un jeune diplômé.

Sélingué : La villa 61, SIDA et pédophilie

Sélingué est en passe de ravir la vedette aux autres localités du pays. La zone reçoit présentement de nombreux visiteurs compte tenu de son cadre paradisiaque. Une personnalité très influente au sommet de l’Etat se serait distinguée par la villa N°61 et les petites filles (vierges) qui l’accompagnent chaque week-end. La structure qu’il dirige serait spécialisée dans la lutte contre les MST. Quel paradoxe ?


C’était en l982 :
Le Grand Hôtel entièrement rénové rouvre ses portes, grâce au concours financier de Trabank International et la Banque Nationale de Paris. Coût : 780.000000 F CFA. La capacité d’accueil de l’hôtel a été portée à 82 chambres climatisées


11 mai 1982 :
Pose de la première pierre du barrage de Manantali par les Chefs d’Etat du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Ce barrage, après celui de Diama, est le 2è volet d’un programme ambitieux pour les trois pays de l’O.M.V.S

En effet, Manantali a une vocation multiple : régularisation du débit du fleuve Sénégal à 300 mètres cube par seconde, irrigation de 375.000 ha, production de 800 millions de kW/h d’énergie par an, navigation permanente de Saint –Louis à Kayes. Il a une longueur de 1432 m sur une hauteur de 66m avec une retenue d’eau de 11 milliards de m3. Sa réalisation a nécessité le déplacement de 12.000 personnes dans 28 villages et 39 hameaux de culture. L’ouvrage a été exécuté en 70 mois grâce à une aide internationale.


11 mars 1983 :
Pose de la première pierre de l’usine SOMACUBE (Société malienne de bouillon cube). Coût : 1 milliard 253 millions de FCFA, financé pour 50% par le Crédit Chimie Paris et 50% par SIFIDA Genève et les opérateurs économiques maliens.


28 mars 1983 :
Ouverture de la conférence internationale des bailleurs de fonds autour du programme de réhabilitation et de redressement de l’Office du Niger.


5 mai 1986 :
Inauguration à Sogoniko de dix magasins de stockage de céréales par le ministre des Ressources naturelles et de l’Elevage. Fruit de la coopération germano-malienne, ces magasins ont coûté 375 millions de F CFA et avec une capacité de 48.000 tonnes, visent à mettre en place une dynamique de la sécurité alimentaire, une des priorités de notre pays.


2 mai 1987
: Inauguration de la route Sévaré- Gao longue de 558km pour un coût de 40 milliards de F CFA.


1971-1972 :
Le Mali est classé premier au palmarès de la production cotonnière ouest- africaine avec 52.761 tonnes (41.666t en 1969).


Mars 1969
: Création de la Commission chargée de la Réforme Administrative.


10 mai 1969 :
Apparition de la publicité payante sur les ondes de Radio Mali.


Connaissez-vous Bab el-Mandeb ?

C’est un détroit de 30 km de large séparant le Yémen (Arabie) de Djibouti (Afrique) et permettant à la mer Rouge de communiquer avec le golfe d’Aden et l’océan Indien. Constituant un passage stratégique sur la route des aromates et de l’encens qui approvisionnaient le monde antique, il était contrôlé par les royaumes d’Arabie du sud (Saba, 1er millénaire avant J.C), puis par les commerçants de la Mecque.

Son nom arabe la «porte des larmes» évoque la traite des esclaves quittant à tout jamais le continent africain. L’ouverture du canal de Suez, en 1869, lui redonna son importance et fut marquée par l’établissement des Français à Obock en 1862 et à Djibouti et d’autre du détroit. Le contrôle de ce dernier détermine aujourd’hui encore la libre circulation entre (l’Asie et la Méditerranée pour les navires de moyen tonnage et, pour les riverains de la mer Rouge (Egypte, Israël, Jordanie, Soudan, Erytrhée, Ethiopie), il est la seule porte sur l’Asie.


Parole:
La parole est comme des plumes d’une poule, on en trouve le sens ensemble. Tu dis une parole sans la comprendre, et celui à qui tu l’as dite, t’en explique le sens


Sagesse bambara :
On calomnie le bouc, mais le bélier est une victime pour le sacrifice. Le bouc est considéré comme un animal sans valeur, qui personnifie le mal : bouc émissaire des Juifs. Le bélier mouton agneau est un animal noble et de prix, qui, personnifie le bien. Comparez avec des idées juives et chrétiennes : sacrifice d’Abraham, agneau Pascal, agneau de Dieu.


Poème misère

Misère de mon peuple
Misère de ma race
Misère de mon pays
Misère de mon enfance
Misère de ma jeunesse
Misère de mon adolescence
Misère dont je m’habille
Misère dont je me nourris
Misère que je vis
Misère que je sens
Misère qui m’étouffe
Misère qui m’écrase
Misère qui me serre
Me serre dans ses griffes
Misère qui me ronge
Misère qui me corrode
Libère-moi Misère.


G.Toussaint Adjatin

04 Mai 2009