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L’ancien président burundais, le général Pierre Buyoya, a été nommé chef de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), la force africaine en cours de déploiement au Mali, en plus de ses actuelles fonctions. Mais le hic est que cet ancien président est le symbole d’une partition du Mali qui est en marche.

Rappelons que le général Buyoya a été l’émissaire de l’Union africaine au Soudan, où il a été l’un des artisans de la partition de ce pays : Soudan du Sud et le Soudan du Nord. Pour ce qui du Mali, il faut craindre que ce général conduise notre pays dans la même division.

Ministère de la Communication : Souleymane Dembélé reprend sa place à la DFM

Limogé pour mauvaise gestion à la Direction administrative et financière (DAF) sous Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, Souleymane Dembélé revient en force. Il vient de reprendre sa place à la tête de la Direction du matériel et des finances (DFM). Et cela grâce à la bienfaisance de Manga Dembélé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Cet ancien bagnard, réhabilité avec la baraka des udépémistes- Adema pour son retour à la DFM en cette veille pré-électorale, n’augure pas de bon.

Ousmane Sy, candidat de l’Adema à l’élection présidentielle de juillet 2013 ?

Le secrétaire politique de la ruche (entendez par là, Adema) serait à n’en pas douter le candidat du parti à l’élection présidentielle de juillet 2013. Pour cela, l’ancien archiviste au Pnud ne ménage aucun effort pour arriver à ses fins. D’ores et déjà, on peut présager une lutte âpre au sein de la ruche pour cette candidature d’Ousmane Sy, issu du clan CMDT.

James Gasana, coresponsable du génocide rwandais, travaille à la DDC en Suisse

La Suisse est un Etat fédéral d’Europe qui n’a pas bonne presse en Afrique. Et pour cause ? Quand on parle d’argent planqué des chefs d’Etats d’Afrique, on pense à la Suisse. Quand on parle d’asile politique, on voit la Suisse. Un Etat fédéral mafia ?
En 1998, Jean Ziegler, homme politique suisse et sociologue, interpellait le Conseil fédéral par rapport à l’asile politique accordé à James Gasana, ex-ministre de la Défense de la dictature Habyarimana au Rwanda et, à ce titre coresponsable de la préparation minutieuse du génocide de 1994, serait depuis des années résident en Suisse et salarié d’une institution financée par la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Le Conseil fédéral peut-il confirmer ces informations ? En cas de confirmation qu’attend le Conseil fédéral pour mettre fin immédiatement à l’emploi de Gasana en Suisse afin de procéder à l’ouverture d’une enquête pénale ?
Quarante trois conseillers socialistes signaient le développement écrit de l’interpellation suivante : «M. Gasana est depuis longtemps protégé par des fonctionnaires de la DDC». Certains d’entre eux portent une lourde responsabilité dans la catastrophique politique de la DDC au Rwanda d’avant 1994. Politique qui s’est, entre autres, soldée par la perte de dizaines de millions de francs de fonds publics.

En 1998, la commission d’enquête du Parlement belge a mis au jour le rôle de Gasana. Comme ministre, il a surveillé l’établissement des listes des familles d’opposants à surveiller, plus tard à assassiner.
Ensemble avec son chef de cabinet, le colonel Bagosora, aujourd’hui recherché comme criminel de guerre, il a aidé à l’organisation des milices interahamwe. C’est dans cette milice que se recrutaient la plupart des assassins.

Paul Kagamé, un président corrompu ?

Paul Kagamé est l’actuel président du Rwanda, pays d’Afrique centrale ; 26.338 km2. Le café et le thé constituent les ressources commerciales du pays, ravagé au milieu des années 1990 par le conflit opposant Hutu (majoritaires) et Tutsi. Il rentre dans l’histoire avec la dynastie des rois Nyiginya, issus du groupe pastoral et guerrier des Tutsi.

«Au Rwanda, le chef de l’Etat est la première personne à ne pas rendre compte, il s’assimile aux institutions. Il est propriétaire de deux avions, des XR executive jets, qu’il utilise pour lui-même et avec lesquels il fait au moins deux voyages par mois aux Etats-Unis. L’immeuble qui abrite l’ambassade du Rwanda à Londres serait sa propriété. Ensuite, le parti du président qui n’a pas de trésorier, le FPR tire les ficelles des grandes entreprises.»

La société Arab Contractors qui a bénéficié du marché de la construction du ministère de la Défense a simultanément construit une résidence privée en utilisant les biens de l’Etat pour Kagamé ?

L’Inter de Bamako du 18 Février 2013