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En acceptant d’ouvrir des négociations avec le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), le Mali se met dans une position inconfortable. D’une part, les autorités maliennes vont s’asseoir sur la même de négociation avec des gens dont notre justice a lancé des mandats internationaux, et d’autre part, les Maliens verront d’un mauvais œil que l’on déroule le tapis rouge devant des criminels du MNLA.

Par cette décision, le président par intérim fauche l’herbe sous les pieds du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Malick Coulibaly qui avait émis ces mandats à la grande satisfaction de ses compatriotes. Dioncounda prouve encore une fois de plus qu’il n’a aucune considération pour le Mali. Ainsi, il prouve au Garde des Sceaux que ses mandats sont nuls et non avenus.

Logement administratif : pourquoi Adama Samassékou, à la retraite, garde- t-il les privilèges ?

Admis à la retraire depuis quelques années, l’ancien ministre de l’Education nationale, Adama Samassékou, est toujours logé dans un bâtiment appartenant à l’Etat. A ce que nous sachons, quand on fait valoir ses droits à la retraite, on ne bénéficie plus de certains avantages. Comme une résidence. Mais tel n’est pas le cas de M. Samassékou. Il continue de profiter non seulement des locaux de l’Etat et de la gratuité de l’électricité et de l’eau.
La question qui taraude tous les esprits est de savoir si l’ancien ministre a acheté en catimini ce bâtiment. Comme ce fut le cas de certains dans le grand marché au moment où l’ADEMA régnait en maître absolu sur le Mali.

Il est temps que le peuple soit édifié sur ces actes crapuleux des démocrates corrompus. Pourquoi un retraité bénéficie tant de privilèges alors que ceux qui sont en service ne sont pas logés ? On garde encore en mémoire l’expulsion de Sada Diarra, ancien ministre de la Communication de sa résidence alors qu’il n’avait pas encore fait valoir ses droits à la retraite.

Le collectif des revendeurs du PMU-Mali gagne son procès contre le PMU-Mali

Le collectif des revendeurs du PMU-Mali a introduit une action contre le PMU-Mali devant le tribunal du Travail pour la réclamation de droits et de dommages intérêts. Ils sont engagés suivant un test organisé par le PMU-Mali en 1994, moyennant une rémunération de 2,5 à 3,5% du nombre de billets vendus par mois.

Les revendeurs sont chargés de la vente des tickets, la remontée des carnets et des recettes ainsi que le paiement des tickets gagnants. Pour cela, ils observent du lundi au dimanche des horaires de travail allant de 8h à 17 heures. Les revendeurs sont soumis aux diverses sanctions par le service employeur car un simple contrat les lie à la société PMU-Mali et sont payés au rendement de 2,5 à 3,5% du chiffre d’affaires mensuel.

Vu ces difficiles conditions de traitement, les revendeurs du PMU-Mali ont traduit en justice la direction du PMU-Mali. Le tribunal condamne le PMU-Mali à leur verser la prime d’ancienneté des trois dernières années (2006,2007 et 2008), les majorations consenties aux travailleurs du PMU-Mali depuis 2007, la gratification du 13è mois des trois dernières années ainsi que la participation aux bénéfices annuels et 500.000 francs à titre de dommages intérêts pour chaque revendeur.
Le verdict a été rendu le 11 mars 2013. Mais jusqu’ici rien. Le PDG déambule entre Bamako et Paris pour ses affaires.

L’Inter de Bamako du 20 Mai 2013