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Hier 11 août, les Maliens étaient aux urnes pour le second tour de la Présidentielle qui avait enregistré une forte participation lors du 1er tour. Et la question majeure de ce second tour était de savoir si les électeurs allaient rester dans la dynamique enclenchée le 28 juillet dernier.

D’un constat général, la réponse est NON, à Bamako, où le scrutin d’hier n’a pas drainé une foule nombreuse devant les centres de vote. En effet, contrairement au 1er tour où l’on a frôlé les 50% de taux de participation, les Bamakois sont restés chez eux cette fois-ci.

Qu’est ce qui peut bien expliquer cette faible affluence des électeurs à ce second tour ? A défaut d’une réponse claire et nette, des remarques s’imposent.

Première remarque : la participation au second tour a toujours été en deçà de celle du premier tour, lors des différentes élections organisées au Mali.

Deuxième remarque : les fortes précipitations enregistrées dans certains quartiers de Bamako en début de matinée. En effet, la pluie a certainement découragé beaucoup d’électeurs à sortir. Mais, la pluie ne saurait justifier l’absence des Bamakois au niveau des bureaux de vote.

Troisième remarque : au lieu de mobiliser les électeurs, les consignes de vote émanant des candidats éliminés de la course semblent produire l’effet contraire. En effet, ces ralliements opportunistes ont plutôt démobilisé un électorat qui décrie le comportement de nos politiques.

En clair, les consignes de vote données par les états-majors n’ont pas été suivies dans la capitale.

Quatrième remarque : beaucoup de citoyens maliens estiment que les jeux sont déjà faits dans cette élection. Conséquence sur les 6,8 électeurs maliens, nombreux sont ceux qui dès le départ ont décidé tout simplement de bouder les urnes. En effet, selon eux, le futur président du Mali est déjà élu. Et malheureusement, des faits et décisions émanant de certains milieux semblent leur donner raison.

C.H. Sylla
L’Aube du 12 août 2013.