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Le concept, que tous les anciens présidents du Mali ont évité à notre pays, serait aujourd’hui la ligne de force de politique du général président ATT : le tribalisme. Le Mali indépendant a adopté des structures faisant de l’État-nation le fondement de la vie en commun des populations qui étaient invitées à lutter contre le « tribalisme », expression politique de l’ethnisme.

Modibo Keita et Moussa Traoré justifiaient ainsi la création de partis uniques en tant que forums de discussion permettant d’éviter les formations « ethniques » ou « régionales » homogènes. Bien avant l’indépendance, la nécessité d’une reconnaissance de nécessité d’une reconnaissance du continent s’était fait jour chez les intellectuels africains, notamment à travers la revue Présence africaine en 1947. Malgré ses bonnes intentions et bonnes de ses prédécesseurs, ATT fait basculer le Mali dans le tribalisme. Les faits sont souvent têtus : Agence de Développement du Nord(ADN).

L’ADN a démarré ses activités en 2006. Elle a à son actif 39 projets retenus dont 21 ont été entièrement financés. Le coût initial des 39 projets et programmes retenus dans le plan d’action prioritaire est estimé à 560,660 milliards de F CFA. Dans le cadre de la réinsertion des jeunes. Selon les clauses de l’Accord d’Alger, la réinsertion socio-économique, dix milles (10.000) jeunes ont été recrutés pour un montant de 22.760.000.000 F CFA s’étendant sur une période de cinq ans.

C’est pour quoi les téléspectateurs ont aperçu sur le petit écran le général K.K en visite dans les locaux de l’ADN soutenir vertement que 700 jeunes seront recrutés bientôt dans l’administration publique. Lorsqu’on consulte les listes électorales la population de toute la région de Kidal fait 67.638 habitants. Pourquoi tant de considérations pour le nord ? Comment s’intéresser uniquement à Kidal et sa région dans un pays de 8 régions et 703 communes rurales avec plus d’une dizaine d’ethnies sans tomber dans le tribalisme voire aboutir au chaos( les associations de Tiramakansi, des Diawara, des Diarra, la liste est loin d’être exhaustive).

Le Mali, une province de la Libye ?

Tout à Bamako respire l’argent de Kadhafi. Au point que certains n’hésitent pas à qualifier notre capitale d’une arrière cour du « Guide » Kadhafi. Il a payé l’ancien Hôtel de l’Amitié, don de l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser au président Modibo Keita en 1962. Kadhafi a payé l’hôtel Kempesky. Le « Guide » a payé l’hôtel Bouna à l’ACI. Kaddafi a payé le « Mariétou Palace », le joyau inachevé du milliardaire grabataire, devenu député, Babani Sissoko. Kaddafi a payé Azalai de Tombouctou. Le « Guide » est présent dans l’essencerie (TAM OIL), le secteur bancaire, avec des capitaux majoritaires dans au moins deux institutions de la place. Kadhafi a acheté plus de 100.000 hectares de terres cultivables à l’Office du Niger avec la dernière technique culturale.

Et pour assurer la connexion des intérêts, Kadhafi a mis en service une compagnie aérienne (Afriquiah) dont Tripoli est le passage obligé. La gestion de ce portefeuille est assurée par une société de droit libyen avec à sa tête, un homme de confiance de Kaddafi, Bachir Salah. Pour la partie malienne, le lien est assuré par un « nègre local », Baní Kanté, connu pour certaines de ses accointances douteuses.

A ce rythme, il y a bien lieu de se demander si notre pays n’est pas devenu une néo-colonie libyenne. Tripoli est une destination bien prisée des officiels maliens, de tout temps. On se rappelle que l’ancien président Konaré a effectué près de cinquante voyages pour aller dire uniquement bonjour à Kadhafi, sous embargo après les attentats perpétrés de part le monde, par les services secrets libyens.

ATT aussi n’est pas en reste. Pour un oui ou un non, il s’envole chez son frère. Pourtant, les relations entre le frère Guide et les Maliens n’ont pas de tout temps été de bonne tenue. Il en est ainsi de la fomentation et de la fermentation de la rébellion touareg dont les principaux animateurs ont tous été formés dans la Légion étrangère de Kaddafi.

Le MOPAM pour contrer ATT après 2012.

Selon les rumeurs de Bamako, Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré auraient créé le Mouvement Pour le Mali (MOPAM) pour barrer la route à ATT. Depuis leur retraite dorée, les anciens présidents du Mali veulent se faire entendre pour contrer l’actuel président, animé par le désir de modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir à travers le Comité d’appui aux reformes institutionnelles (CARI), dirigé par Daba Diawara. Et le moyen ?

Ils ont trouvé pour combattre ATT, c’est la création d’une association politique, portée sur les fonts baptismaux il y a quelques mois. Nos détracteurs trouvent à dire que Alpha et Moussa ne feront jamais bon ménage.

Nous, nous inscrivons en faux contre cet argument, car les faits sont encore présents dans nos mémoires : c’est Moussa qui a propulsé Alpha Oumar Konaré au devant de la scène en le nommant ministre de la Culture en 1978 et beaucoup d’eau a coulé sous le pont de Mahina. Ensuite, c’est l’Union nationale des femmes du Mali (UNFM) qui a accordé la bourse de 3ème cycle à Mme Adame Bah Konaré.

Dans tous les cas, entre les hommes politiquement pressurés il y a beaucoup de complicité. Le MOPAM pour bouter le PDES ?

Pour 500.000FCFA et trois (3) bouteilles de Whisky, un confrère abdique

Le chargé de communication d’un ministère serait prêt à toutes sortes de stratagèmes pour redorer l’image sérieusement entamée du son ministre suite à la crise scolaire et du congrès tenu à Bamako des H….Dès lors, notre excellent se serait mis en branle contre les détracteurs de son chef . Sa première victime est un excellent confrère de la place. Son prix : trois bouteilles de Whisky et cinq cent milles francs (500.000) FCFA au bar Big Box.