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Ces négociations interviennent dans un contexte qui n’est guère favorable à des longues discussions, encore moins à des tergiversations. Bref : le temps presse pour trouver une issue définitive à la situation qui prévaut à Kidal avec la présence de combattants armés et équipés d’engins de guerre.

Le temps presse, parce que la Présidentielle de juillet ne peut absolument se tenir, tant que Kidal reste sous l’emprise d’une famille (Intallah) et le diktat de bandits armés qui, il y a quelque temps seulement étaient en étroite collaboration avec les groupes terroristes et narcotrafiquants du Mujao, d’Aqmi et d’Ançardine.

Mais, ces mêmes individus, appartenant à cette famille et au Mnla, ont réussi, sans vergogne, un véritable tour de magie, en se positionnant aux cotés des forces françaises à Kidal. Mais, jusqu’où les Français se rendront-ils compte du jeu entretenu à Kidal par ceux-là qui ont pris cette ville en otage et qui défient la République?

Quelle est la vraie raison de cette protection française à l’endroit de ces groupes armés qui narguent tout le Mali ? Or, tout le monde, même les chefs d’Etat de la sous région, trouvent inadmissible la non présence de l’armée malienne à Kidal.

Le temps presse aussi et surtout à cause de l’exaspération des Maliens qui, de plus en plus, perdent patience à l’endroit de ces «enfants gâtés de la République ». Ce qui explique l’hostilité affichée par de nombreux Maliens à l’égard du Mnla et leur opposition à toute négociation avec ce groupe armé.

C.H.Sylla

L’Aube du 10 Juin 2013.