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Malgré la subvention de l’Etat à l’Agence malienne de presse (AMAP), près de 1 milliard de FCFA, la qualité des ressources humaines, une nouvelle imprimerie, la qualité de «L’Essor» laisse à désirer. Le numéro du vendredi dernier est la parfaite illustration. Les photos de la cérémonie marquant le début du mandat du président IBK en disent long sur ce sabotage délibéré. Elles ont été massacrées.

Les photos ne reflètent pas du tout l’événement. A la Une, à peine, on pouvait identifier les personnalités. A l’intérieur, c’était le comble. Les couleurs se «mangeaient». Ce qui faisait qu’on ne pouvait reconnaître aucun visage. Et que dire de la photo de IBK et du roi Mohamed VI à la dernière page.

Il serait difficile pour IBK de faire cadeau de ce journal à un invité. Parce que son quotidien national fait sa honte. Depuis des années, on n’a rien entrepris pour améliorer la qualité de ce journal afin qu’il puisse se hisser au même niveau que les autres quotidiens de la sous région. Et malgré ce sabotage, on garde le silence. Comme si «L’Essor» appartient à un groupuscule.

Le ministre de la Communication est le premier interpellé pour se pencher sur le cas de ce journal qui n’est que l’ombre de lui-même depuis belle lurette. Il est temps de confier la direction du quotidien national à une autre personne pour traduire le concept du Mali nouveau. Sinon, l’équipe actuelle a atteint ses limites. Dans le cas contraire, le sabotage a de beaux jours devant lui.

Le ministre Jean Marie Sangaré va-t-il se laisser faire comme ses prédécesseurs ? L’histoire nous le dira.

Aéroport de Bamako- Sénou : IBK ordonne de mettre au gnouf le détenteur des clés du salon d’honneur

Dans le souci de réserver un accueil des grands jours aux personnalités invitées à la cérémonie marquant le début de son mandat, le président de la République IBK a tenu lui-même à être présent sur certains sites pour voir l’avancement des travaux. C’est ainsi qu’il s’est rendu à la veille de l’événement à l’aéroport de Bamako- Sénou.

Arrivé au salon d’honneur, la surprise était grande. Le président trouve que la porte du salon d’honneur où il devrait prendre place était fermée. La personne qui garde les clés avait disparu dans la nature. Toutes les recherches sont restées vaines pour la retrouver. Gardant son sang froid, le président est resté près d’une heure avant qu’elle ne pointe son nez. Arrivé après cette longue attente, IBK demande aux agents de la mettre aux frais. Un bon signe pour le Mali nouveau.

L’autorité de l’Etat passe par là. Que cela continue. La prochaine étape doit être l’administration publique où certains travailleurs ne se présentent à leur service qu’à 10 heures et désertent leur bureau au moment de la pause (12h 30 mn).

Koulouba : le président IBK rencontre des djihadistes sous mandat d’arrêt international

La rencontre à Koulouba, entre les représentants des groupes armés et le président de la République, a laissé plus d’un Malien perplexe, quand on sait que certains d’entre eux, sinon les principaux, sont sous mandats d’arrêt lancé par la justice malienne. Dès lors, on est tenté de se poser la question de savoir si lesdits mandats d’arrêt sont tombés en désuétude au nom d’un soit disant «raison d’Etat».

Nul doute que la raison d’Etat n’a toujours pas raison surtout pour le cas bien précis du MLNA, auteur des crimes les plus abominables perpétrés sur des militaires désarmés.

Dioncounda à la Francophonie ?

L’ancien président par intérim du Mali, le professeur Dioncounda Traoré, serait pressenti au poste de secrétaire général à la Francophonie en remplacement du Sénégalais Abdou Diouf. Le gouvernement du Mali et ses amis chercheraient un point de chute à l’ancien président par intérim du Mali, devenu encombrant et trop coûteux. A la Francophonie, loin de notre pays, mais près de sa belle sœur Valéry, Dioncounda sera bien traité.

Gouvernement Oumar Tatam Ly : des ministres Don juan et femmes ministres divorcées

Connaissez-vous Don Juan ? Eh bien ! C’est un personnage légendaire d’origine espagnole. Séducteur impie et cruel. Le gouvernement Oumar Tatam Ly a une singularité : plusieurs ministres seraient célibataires ou en instance de divorce. Celui qui détient le record du plus grand nombre de divorce est l’actuel ministre des Maliens de l’extérieur, Dr Abdramane Sylla.
Le Premier ministre Ly s’est remarié le dimanche 16 septembre avec une des filles divorcées du président par intérim de l’Assemblée nationale. Un ministre du gouvernement Oumar Tatam Ly tirerait les ficelles de l’argent de la drogue, ne jure que par les petites et jolies filles. Une ministre divorcée est l’amante de jeunes étudiants.

Entre Synouma et le RPM : où va le cœur de Ladji Bourama ?

Les dates des élections législatives ont été fixées par le conseil des ministres du mercredi 18 septembre 2013. Le premier tour aura lieu le 26 octobre prochain. Au sein des partis politiques, les noms des éventuels candidats circulent, tandis qu’au Rassemblement Pour le Mali (RPM), c’est le statuquo.

Les tisserands attendent des consignes de leur président. Et pour cause : «Ibrim est imprévisible». En commune III, les candidats du RPM attendent des ordres de leur chef. Mais hélas !

Selon des sources concordantes proches de Sébénikoro, la femme d’affaires du régime élue député en commune III pourrait reprendre sa place à l’hémicycle. Dès lors, on comprend aisément le ralliement de Synouma (Synergie pour un nouveau Mali) à IBK et non au RPM car les cicatrices des législatives de 2007 entre le RPM (Bomboté et Safy) sont encore là. Reprendre Safy en commune III serait un clin d’œil à ATT.

Litiges fonciers dans les communes de Bamako : que faut-il faire ?

Vu le nombre croissant des litiges fonciers dans les différentes communes du district de Bamako dû aux agissements de certains agents de l’urbanisme, le gouvernement a l’obligation de créer des commissions de sages dans les tribunaux pour gérer les différends entre les populations. Sinon, ça va craquer. Certains agents de l’urbanisme, sous la coupe réglée de la corruption, ne peuvent plus tenir le langage de la vérité.
Dans le district de Bamako, les villages environnants n’ont pas étés épargnés par les prédateurs du foncier. Les terres des villageois ont été transformées en Titre foncier (TF).

A Bamako, une parcelle est attribuée à trois ou quatre personnes. N’ayant plus de parcelles à attribuer actuellement les maires et les agents de l’urbanisme ont mis au point une nouvelle formule : ils démolissent ou dépossèdent des citoyens faibles de leur maison. La prochaine fronde pourrait venir du foncier.

Commission Dialogue Réconciliation devient Commission Vérité Réconciliation

Le ministre de la Réconciliation et du Développement des régions du Nord décide que la «Commission Dialogue Réconciliation» s’appellera désormais la «Commission Vérité Réconciliation». Cette trouvaille du ministre fait penser à «bonnet blanc» «blanc bonnet». Pourquoi nos autorités hésitent, et pour combien de temps encore, à insérer le mot «Justice» ; sachant bien qu’il ne saurait avoir de réconciliation sans une justice, mais bien rendue.

L’Inter de Bamako du 24 Septembre 2013