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D’abord, le général De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines à celle de la France. Et cela pour quatre raisons : la première, le rang de la France à l’ONU avec un cortège de pays clients qui votent à sa suite. La deuxième, c’est l’accès aux matières stratégiques. La troisième, c’est le financement et le prélèvement sur l’aide publique au développement des partis politiques Gaullistes. La quatrième, c’est le maintien de la zone franc.

La politique mise en place en la matière par le général De Gaulle reposait sur des conventions bilatérales entre la France et chaque État désormais souverain, ainsi que sur des rencontres au plus haut niveau. L’initiative a été poursuivie par ses successeurs jusqu’à nos jours, et même systématisée dans des «sommets France-Afrique», réunis périodiquement en France ou dans des capitales africaines.

La crise au Nord du Mali n’a pas besoin de faire appel aux bons offices du Conseil de sécurité de l’ONU. La France seule peut faire taire les armes car c’est elle qui a mis le feu au Nord du Mali pour une éventuelle partition.

Le Haut Conseil Islamique : une structure politique ?

Depuis les évènements du 22 mars 2012, le Haut Conseil Islamique (HCI) est sur tous les fronts. Pourtant, cette structure religieuse ne cesse de clamer son impartialité envers les politiques. Certains religieux, membres du Haut Conseil Islamique, sont très partisans et très proches de certains chefs de partis politiques.

Un des membres du HCI fut PCA à l’Agetip. Sa gestion fut des plus désastreuses. N’eut été ses amitiés avec le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, il serait en prison. Un autre chef religieux, membre du HCI, serait dans les bonnes grâces d’un chef de parti politique.
Au regard de ces actes posés par certains membres du Haut Conseil Islamique, ils ne peuvent plus bénéficier la confiance du peuple. Voilà des gens de culte qui confondent religion et politique.

Et d’un diplomate, fauteur de troubles ?

Oumar Bongo disait à propos des Européens: «Pourquoi les Européens ont-ils le nez long ? C’est pour le fourrer dans nos affaires». Cette affirmation sied bien au comportement de ce diplomate européen, résidant à Bamako. Il a été aperçu dans le jardin de l’Assemblée nationale du Mali avec les jeunes de «Wèrèwolo kènè» qui avaient assiégé le Parlement depuis le 4 avril 2012.

Surpris par la présence du diplomate européen parmi ces jeunes, nous avions conclu en ces termes : les diplomates européens en poste seraient des fauteurs de troubles en Afrique.

Un Procureur général près d’une des Cours des tribunaux de Bamako serait un alcoolique, célibataire âgé

Un des procureurs d’une des Cours des tribunaux de la capitale est et demeure célibataire dans un pays où les femmes représentent 52% de la population. Notre procureur est un noctambule alcoolique qui adore les grandes dames divorcées. Dans ses chasses amoureuses, on le voit fréquemment dans une rue à Kalaban-Coura.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement ou de l’ONUCI à Bamako ?

L’ancien porte-parole de l’ONUCI en Côte d’Ivoire, rentré au bercail par la grande porte, a mis en place un arsenal de guerre contre les médias de son pays qui passe par le retrait de la carte professionnelle au retrait de licence de diffusion des radios FM.

Hammadoun Touré est connu pour ses propos incendiaires contre le régime Gbagbo (FPI). Décidément, avec ce vaste chantier gouvernemental, le ministre Hammadoun Touré se crée une activité supplémentaire : traquer les médias hostiles au gouvernement Cheick Modibo Diarra.

Comment tient-on les journalistes dans les domaines réservés ? Voici la réponse d’un excellent journaliste : l’argent, le sexe, l’alcool.

La Sécurité d’Etat a un fichage de l’ensemble des journalistes. Cela permet le chantage si un journaliste commet quelque peccadille. Prenons le cas de Jeune Afrique, qui ne cache même plus ses longues relations avec Foccart qui lui a légué ses archives. Quand elle prépare un article gênant, elle demande au dictateur concerné combien il l’achète.

La liberté de presse a été arrachée à Moussa Traoré en 1989. Comme dirait l’autre, derrière chaque organe de presse ou radio FM se cacherait un chef de parti politique. Depuis la débandade de certains chefs de partis, certains organes ont cessé de paraitre. Nous disons au porte-parole du gouvernement que c’est l’absence d’une presse crédible et forte qui a balayé le régime ATT. A cet effet, les Américains disent qu’ils préfèrent une presse sans gouvernement à un gouvernement sans presse.

Le porte-parole gouvernemental doit faire sienne la déclaration de Windoek sur la liberté de la presse. Pas question de revenir en arrière

05 Juin 2012