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«Soumi, la fortune subite», sobriquet des détracteurs du candidat de l’URD, venu en catimini demander protection auprès de son aîné Ibrahim Boubacar Keita, aurait essuyé quelques propos désobligeants émanant de militants du Rassemblement
Pour Le Mali présents à Sébénicoro. En criant RPM, IBK aurait demandé à sa garde rapproché de le faire sortir de la cour, mieux il aurait ajouté que ce n’est pas le RPM qui l’a fait élire. A bon entendeur salut !

Népotisme au sommet de l’Etat
A vingt jours de la fin de la transition, le Pr. Dioncounda Traoré et ses ministres continuent de placer, d’une manière injustifiée, leurs pions dans les chancelleries. Le Conseil des ministres du mercredi 14 août en est une illustration parfaite du népotisme, qui est resté leur quotidien tout au long de cette transition.
Mme Gakou Alima Danfaga, ancienne directrice adjointe de l’Agence pour la promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), limogée par Sina Damba, avait attaqué en justice la décision de son département ; finalement elle a été bombardée comme Consul général à Guan Jung.
Cette dame, de la cour de l’épouse d’un candidat, qui depuis se voyait à Koulouba, ne pouvait prétendre à mieux, quand on sait que ce poste a toujours été réservé aux officiers de police. Quant une sociologue se retrouve dans un domaine qui est loin d’être le sien «adieu l’efficacité et le résultat».

Autre fait qui dérange : les récentes nominations au niveau de la Douane, approuvées et dirigées par le ministre des Finances, reposent sur des placements de proches de ce régime de transition finissant à des postes juteux à la Douane.
Une occasion toute trouvée, pour le ministre de faire la promotion des «300 contractuels» dont le recrutement par le «régime ADEMA» en 1994 avait créé nombre de problèmes à l’administration des Douanes. Ainsi, a fonctionné la transition «Dioncounda-Diango».

Soumaila Cissé, un patriote ?

Non ! L’acte posé par le candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle est loin d’être un acte spontané de patriotisme ou de bon perdant. Nul doute que Soumaïla Cissé a été poussé, dans cette démarche d’humilité et de compassion, par «une ombre invisible».
Ce déplacement à Sébénicoro a été une occasion inespérée pour Soumaïla de se faire une légère virginité dans l’opinion, avec des auréoles, qui sont loin d’être un des traits de caractère chez lui. Il est clair que le déplacement de Soumaïla chez IBK, accompagné de toute sa famille, a tué dans l’œuf cette grande effervescence, qui allait suivre la proclamation des résultats, avec tous ces risques de débordement. Même s’il a été conseillé, ce sont des conseils à la limite de l’imposition.

Un patriote ne tient jamais des propos incendiaires contre son pays. Qui a souhaité l’embargo contre le Mali ? Qui a demandé l’intervention de la CEDEAO et de l’ONU au Mali ? Qui a préparé et financé le contre coup d’Etat du 30 avril 2012 ? Qui a fait fuir Boubacar Haïdara, ancien Président directeur général de l’ACI avec plus de 10 milliards de nos francs en poche ?
Aujourd’hui, on ne peut plus narguer le peuple malien en qualifiant Soumaïla Cissé de patriote ou de quelqu’un qui aime son pays.

Les thuriféraires de Soumi doivent savoir raison garder.
Au moment où des Maliens sont expropriés de leur parcelle, Soumaila Cissé et fils possèdent 52 lots à l’ACI 2000. Où est le patriotisme ?

L’Inter de Bamako du 19 Août 2013