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Quatre (04) gouvernements en si peu de temps de gestion de l’Etat par le président IBK. C’est l’amer constat qui retient l’attention des Maliens. Ces changements de gouvernements et de Premiers ministres prouvent que le président Ibrahim Boubacar Keïta n’était pas préparé pour diriger le pays après ses deux candidatures l’élection présidentielle (2002 et 2007). Là, n’est pas le mal. La souffrance des partisans du changement serait : lorsque le président de la République choisit comme ministres des cadres incompétents, experts dans le détournement des fonds publics, le gouvernement devient alors un centre commercial.

Le ministre du Culte et des Affaires religieuses s’est mué en un véritable homme d’affaires en transformant son département en une agence de voyages pour le pèlerinage à la Mecque et son président IBK le sait. Il ne cesse de rebattre nos oreilles par cette phrase : «Je suis en mission du président de la République».
Le second ministre qui n’honore pas IBK, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur. Cela fait presque trois mois que les professeurs de l’IUG (Institut universitaire de gestion) et leur ministre sont à couteaux tirés pour des raisons pécuniaires. Résultat : grève illimitée déclenchée par les enseignants. Tous les présidents des institutions du pays le savent et personne n’a levé le petit doigt pour dire son mot. C’est inquiétant ! Dans un gouvernement d’un pays responsable, cela est inadmissible.

Cortège présidentiel : IBK hué par les passants bloqués derrière le cordon sécuritaire
De plus en plus, le peuple est en colère contre le président qu’il a élu avec un score de 77,66% en 2013. Il ne se passe de jour sans qu’il ne s’attire les foudres de son peuple. Eu égard à sa mauvaise gestion des affaires de la cité et au regard de la perte de temps que le passage de son cortège impose aux usagers de la route, le président IBK a dû essuyer des manifestations d’humeur la semaine dernière lorsqu’il se rendait dans son domicile à Sébénikoro.
Tenez ! Au passage de son cortège, une foule désemparée, déçue parce que se sentant trahie a hué le président pendant que celui-ci la saluait humblement. Descendre ou monter, monter ou descendre quelle cacophonie ! Il serait plus judicieux pour le président de faire une lecture intelligente de ce changement d’humeur de ses concitoyens. Et pourquoi ne pas donc déménager au palais de Koulouba ? M. le président IBK le peuple souffre de plus en plus gravement de la misère et de la mal gouvernance. Le président Modibo Keïta disait : «Le bon dirigeant doit être à l’écoute de son peuple et lire constamment dans ses changements d’humeur.»

L’Inter de Bamako du 20 Juin 2016