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Depuis sa nomination, nous n’avons pas cessé de le dire que l’habit de ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales est ample pour Bocar Moussa Diarra. Et les faits viennent de nous donner raison.

L’organisation des examens du DEF et du Bac de cette année a été la plus désastreuse. Les sujets, à la veille de ces examens, se vendaient comme du petit pain dans les rues de Bamako. Malgré son démenti, les sujets ont continué à faire le tour de la capitale. On le sait, ce n’est ni la crédibilité ni la qualité de l’enseignement qui intéresse ce maître de l’enseignement fondamental, mais la promotion des cadres de son parti, UM-RDA et du regroupement IBK- Mali 2012.

Il bat le record de nominations controversées : plus de 160 en moins d’une année. Cela lui a d’ailleurs valu une interpellation à l’Assemblée nationale.
Par l’organisation de ces deux examens phares du Mali, le ministre Diarra étale ainsi sa compétence sur la place publique. La meilleure porte de sortie pour lui est la démission pour que son nom reste dans l’histoire du Mali à l’image de Soumana Sako qui n’a pas hésité en 1987 à jeter l’éponge à un moment où ses collègues s’accrochaient à leur fauteuil comme à la prunelle de leurs yeux.

Soumana Sako charge la France, l’ambassadeur de France au Mali le téléphone

«Le Mali n’est pas un protectorat de la France», dixit Soumana Sako, candidat à l’élection présidentielle de la CNAS-FH et de l’ADPS. Cette phrase prononcée par le candidat Soumana Sako, cours d’une conférence de presse n’a pas plu à l’ambassadeur de France au Mali.

Vu les injonctions de la France dans la crise malienne, l’ancien Premier ministre de la transition (1991-1992) et candidat à la présidentielle du 28 juillet 2013, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour asséner ses vérités à la France : «Pas d’élection sans Kidal», «Le Mali n’est pas un protectorat de la France», «François Hollande doit choisir entre le Mali et le MNLA».

Au 21èmè siècle, l’Afrique a besoin de présidents prêts à rompre avec la France impérialiste. Aucun pays colonisé par la France n’a pu se développer.

Une haute autorité nomme son frère admis à la retraite PCA d’une société minière
Le vieux système de gouvernance remis en selle fait sa mue chez des cadres admis à la retraite. Une haute autorité du pays vient de nommer son frère de lait président du conseil d’administration(PCA).

17 Juin 2013