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Il convient de rappeler que Mme Togola Jacqueline Marie Nana avait démantelé le réseau de fraude organisé au lycée Fraternité de Sangarébougou sous la haute autorité du richissime et maire Kassim Sidibé, promoteur dudit lycée. La suite n’a échappé à personne, Mme le ministre n’a accepté en 2014 l’orientation d’aucun élève de l’Etat dans ce lycée reconnu pour ces contrefactions peu recommandables.
Mais comme le ridicule ne tue plus au Mali, juste après le départ du ministre Jacqueline Nana, la fraude a repris de plus bel sinon avec une plus grande teneur. Tout se passe comme si le ministre Kénékouo dit Barthélemy Togo partage cette attitude préjudiciable à l’école malienne sinon comment comprendre que le lycée où aucun élève n’échouait au Bac à la faveur de la fraude organisée peut-il être un centre d’examen de baccalauréat en 2016 !
Mieux ce qu’il y avait de plus rocambolesque lors de cet examen de baccalauréat 2016 c’est que Kassim Sidibé n’a pas lésiné sur les moyens financiers pour perpétrer la corruption.
Tenez ! Kassim Sidibé aurait donné une enveloppe de deux cents milles francs (200.000 FCFA) au président dudit centre d’examen et ses adjoints en vue de permettre la chronique fraude qu’on reconnaît à cet établissement.
Notons que contre toute attente, le président du centre a décliné l’offre tout en affirmant qu’ils sont au centre du lycée Fraternité pour accomplir leur devoir patriotique. Que Dieu sauve l’école malienne !

Kolokani : la ruée vers l’or
Yélékébougou, localité située à 20 Km de Kolokani, est devenu depuis quelques jours le pôle d’attraction le plus important de tout le cercle de Kolokani. Cela rappelle, hélas, la ruée ineffable vers la zone aurifère de Kéniéba. Que se passe-t-il à Yélékébougou ?
Un villageois, dans sa paisible promenade, a ramassé contre toute attente une quantité considérable d’or. Comme par effet de contamination, la nouvelle se propageant à la vitesse de la lumière, Yélékébougou s’est transformé subitement en un point de rencontre des populations venues nombreuses de tous les coins et recoins du Mali à la recherche d’un bonheur inespéré. Tout se passe comme si les morts, les diables et les devins ont ensemble travaillé pour transformer miraculeusement ce petit village en une agglomération de plus en plus incontrôlable parce que considéré par les populations qui y accourent comme le lieu de la providence divine indiquée pour dire adieu à la misère.
La seule certitude aujourd’hui est que si l’Etat ne veille pas au grain, cette nouvelle zone dite aurifère ajoutera un plus à la désagrégation du tissu socio-économique national et deviendra un carrefour de criminalité transnationale, sans oublier la destruction de l’écosystème aux dépens des populations.

L’Inter de Bamako du 27 Juin 2016