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Depuis l’arrestation du général Amadou Sanogo, c’est la fête dans certaines rédactions de la place. De spécial en gratuit, chacune rivalisait de son côté en titres pour enfoncer leur bienfaiteur. Ceux qui prennent la plume aujourd’hui pour faire le combat des hommes politiques tapis dans l’ombre doivent leur promotion au général Sanogo.

C’est grâce au coup d’Etat du 22 mars 2012 que la presse haineuse ne tire plus le diable par sa queue. Ces journalistes ont été nommés chefs de cabinet, chargés de mission, commissaires, etc. Sans le coup de Sanogo, on le sait, les portes des ministères n’allaient jamais être ouvertes pour ces gens. C’est grâce au général Sanogo qu’ils mènent une vie de luxe.

Alors, arrangez vos plumes pour faire le combat du Mali et non pour des prébendes sans lendemain.

Les habits de Lobbo sur le marché : les femmes se crêpent le chignon

Après le passage des vandales au Palais de Koulouba le 22 mars 2012, les objets et effets personnels du couple présidentiel ATT- Lobbo ainsi que tous les dossiers sensibles de la République ont disparu. Mais avec le temps, les receleurs et leurs complices sont en train de proposer les habits de Mme Touré Lobbo Traoré à la vente.

Trois femmes dont une Kayesienne sont arrivées aux mains il ya de cela quelques jours à Bamako. La résidente de Kayes, à qui on avait proposé trois complets bazin, trouve que les prix sont exorbitants. Découragée, elle annule le marché.
Mais, l’intermédiaire, qui pensait que la vente a eu lieu, n’entendait pas de cette oreille. Elle a cru être flouée par la receleuse. Après des prises de bec, elles ont engagé une partie de pugilat.
Comme on le dit chez nous, le bien mal acquis ne profite jamais.

Concours d’entrée à la Fonction publique des collectivités : pas d’argent pour correction des épreuves

Les résultats du concours d’entrée à la Fonction publique des collectivités ne sont pas pour demain. Raison invoquée : il n’y a pas d’argent pour payer les correcteurs. Et pourtant, il y a de l’argent pour faire le pavage de la cour du ministère de l’Administration territoriale.
Convoqués le 23 novembre, les correcteurs ont été obligés de rentrer à la maison. On leur a fait savoir que compte tenu de l’organisation des législatives le lendemain, il était impossible que la correction puisse se faire.

La réalité est tout autre. Il n’y avait pas d’argent. Même son de coche le samedi dernier. Les correcteurs sont retournés à la maison la mort dans l’âme. Toujours, on jette à leur figure que la liquidité manque.
Mais où est parti le budget de l’organisation de ce concours ?

Nomination du nouveau secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale (1) : IBK impose Ibrahim Hama Traoré à Moussa Sinko Coulibaly

Le Conseil des ministres du 14 novembre 2013, au chapitre des mesures individuelles, a nommé, au titre du ministère de l’Administration territoriale, Ibrahim Hama Traoré, gouverneur de Mopti comme secrétaire général.

Pour cette nomination, le ministre délégué, chargé de la Décentralisation, Malick Alfousseyni Maïga, aurait été chargé par IBK de préparer une communication en Conseil des ministres relative à la nomination d’un nouveau secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale. Il a fait ce travail fractionnel sans informer son ministre.
C’est dans la salle de réunion que Moussa Sinko Coulibaly a été informé de la nomination d’un nouveau secrétaire général pour son département. Choqué par ce manquement dans la hiérarchie, il se serait mis dans une colère noire.

Nomination sans son accord du nouveau secrétaire général (2) : Moussa Sinko tape du poing sur la table, IBK verse sa tasse de café

Informé dans la salle de réunion du Conseil des ministres de la nomination du nouveau secrétaire général de son département, le ministre Moussa Sinko Coulibaly a tapé du poing sur la table pour exprimer son mécontentement.

IBK, surpris par cette attitude du ministre des Elections, aurait versé sa tasse de café. Le ministre Coulibaly n’aurait pas parti par quatre chemins. Il aurait dit et fort que ce n’est pas son secrétaire général à lui.
Piqué d’une colère vive, après le Conseil des ministres, il aurait présidé une réunion de cabinet pour informer ses collaborateurs que IBK et son ministre délégué lui ont imposé un nouveau secrétaire général.

Nomination du nouveau secrétaire général (3) : Malick Alfousseyni met IBK dos au mur : «Choisissez entre Fomba et moi»

Quand le ministre Moussa Sinko a exprimé son désaccord sur la nomination du nouveau secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale en tapant du poing sur la table, le ministre délégué auprès du ministère de l’Administration territoriale, chargé de la Décentralisation, maître d’œuvre de cette sale besogne, aurait pris la porale pour dire qu’ il ne peut pas travailler avec Fomba, qu’il n’aime pas ce dernier».

Pour conclure, il aurait demandé à IBK de choisir entre lui et Ibrahima Fomba, ancien secrétaire général. Sans tapage et ni murmure, IBK aurait avalé les couleuvres en s’arrangeant du côté de Malick.
Quand un ministre délégué dicte sa loi à son ministre de tutelle, il y a de quoi s’inquiéter. IBK, l’administration a ses règles. Cette façon de diriger le pays mène droit au chaos. Conseil : ATT médite sur son sort à Dakar.
A bon entendeur, salut !

L’Inter de Bamako du 2 Décembre 2013